Les parlementaires fatigués de Strasbourg

Un sondage indique que 91% des parlementaires européens souhaitent organiser l’ensemble des réunions de leur Parlement à Bruxelles. Le voyage mensuel vers Strasbourg (photo principale), pour les sessions plénières, est donc remis en question.

Selon les termes du Traité d’Amsterdam, entré en vigueur le 1er mai 1999, le calendrier annuel des travaux du Parlement européen comprend 12 périodes de session plénière de 4 jours, qui sont tenues dans le bâtiment spécialement réalisé à cet effet dans la ville française de Strasbourg. A cela s’ajoutent six périodes de session supplémentaire de 2 jours à Bruxelles, dans le bâtiment aménagé au Quartier Léopold.

Pour les sessions plénières à Strasbourg, l’ensemble des parlementaires européens et leurs dossiers effectuent donc le voyage - onéreux - de Bruxelles à Strasbourg.

Un sondage réalisé à l’initiative du parlementaire britannique Edward McMillan-Scott vient de révéler que la grande majorité (91%) des parlementaires européens souhaiterait centraliser l’ensemble des sessions et réunions à Bruxelles. Il faut dire que la discussion à propos du siège du Parlement européen dure depuis des années. Seule la France tient à le conserver à Strasbourg.

Dans l’étude, menée en collaboration avec l’université de Zurich, les parlementaires des 27 pays membres de l’Union affirment notamment que le voyage mensuel vers Strasbourg est source de beaucoup de stress. Ils possèdent également des indices sur le fait que les hôtels de la ville alsacienne augmenteraient leurs prix pendant la semaine où se réunit le Parlement européen.

Mais ce seraient avant tout les facteurs économiques et écologiques qui motiveraient les europarlementaires. L’étude révèle en effet que 180 millions d’euros pourraient être économisés si toutes les sessions et réunions du Parlement européen avaient lieu au même endroit. Les émissions de CO2 en seraient réduites de 19.000 tonnes par an.