Funérailles de Marie-Rose Morel à Anvers

Plus de 2.000 personnes, dont des personnalités politiques de divers partis, ont assisté ce samedi en la cathédrale anversoise aux funérailles de l’ancienne députée du Vlaams Belang emportée mardi, à 38 ans, par un cancer généralisé. Elle laisse deux jeunes enfants.

Entre 2.000 et 2.500 personnes s’étaient rassemblées ce samedi dans et devant la cathédrale d’Anvers pour assister à la messe de funérailles de l’ancienne députée Vlaams Belang Marie-Rose Morel, décédée mardi à l’âge de 38 ans des suites d’un cancer du col de l’utérus. Une demi-heure avant le début de la cérémonie, les portes de la cathédrale Notre-Dame ont dû être fermées, laissant plus d’un millier de personnes sur le parvis.

Aucun écran n’avait été installé sur la place de la cathédrale, pour permettre de suivre le service religieux, mais cela n’a pas empêché les personnes qui étaient venues témoigner de rester pendant l’office qui a duré plus de deux heures et demie.

Le cercueil de Morel a été amené dans la cathédrale par l’ancien président du parti d’extrême-droite Vlaams Belang Frank Vanhecke - qui était devenu son mari il y a un mois -, ainsi que par des amis proches de la jeune femme, membres du Vlaams Belang. La chanteuse flamande Free Souffriau, qui a elle-même souffert d’un cancer, chantait dans la cathédrale la mélodie « De Roos » (‘La rose’) d’Ann Christy.

Plusieurs personnalités politiques flamandes assistaient aux funérailles. Parmi elles, le président de la N-VA Bart De Wever, ainsi que Siegfried Bracke et Jan Peumans (président du Parlement flamand) membres du même parti, mais aussi Ludwig Caluwé et Leo Delcroix du CD&V, et plusieurs membres du Vlaams Belang.

Filip Dewinter, Gerolf Annemans et Bruno Valkeniers, les trois personnalités principales de l’ancien parti de Marie-Rose Morel, avaient été instamment priés de ne pas assister à la cérémonie.

Le sénateur Jurgen Ceder (Vlaams Belang) prit la parole pendant la cérémonie, tout comme le président de la N-VA, Bart De Wever. Ce dernier est un ancien compagnon d’études de Morel (en Histoire, à l’université d’Anvers) et avait fait entrer la jeune femme en politique. Lorsque Morel quitta la N-VA pour le Vlaams Belang, De Wever avait définitivement rompu le contact avec elle. Une rupture qui lui pesait visiblement très lourd ce samedi. « Les années perdues entre nous sont maintenant définitivement perdues et c’est ma punition. Parce que j’ai laissé la politique nous séparer, je ne mérite pas de me trouver ici. Mais je t’ai toujours portée dans mon cœur », avouait De Wever dans un hommage ému.

L’ancienne parlementaire flamande Marie-Rose Morel (photo) souffrait depuis début 2009 d’un cancer du col de l’utérus. Elle avait choisi de parler tout ouvertement de sa maladie et tenait notamment une rubrique hebdomadaire dans un quotidien flamand sur son cancer. Ce Blog avait donné lieu au livre « Leve het Leven » (‘Vive la vie’), qui est devenu un bestseller en Flandre.

Fin 2009, Morel avait été déclarée guérie, mais six mois plus tard son cancer revenait en force, plus généralisé. Elle allait encore vivre six mois. La jeune femme de 38 ans est décédée mardi à l’hôpital. Elle laisse deux fils de 4 et 6 ans, issus de son premier mariage. Il y a un mois, elle avait épousé le député européen Frank Vanhecke, ancien président du Vlaams Belang et un ami de longue date.