Reynders : “Partir de l’actuelle coalition”

L’informateur royal Didier Reynders (photo principale) constate une volonté des partis politiques de reprendre les négociations en vue d’une réforme institutionnelle et de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. La base en serait la coalition fédérale démissionnaire, élargie à la N-VA - comme le demandent les partis flamands - et éventuellement à d’autres formations.

L’informateur Didier Reynders (MR) a transmis ce message ce samedi midi à la presse, après s’être entretenu avec la présidente des socialistes flamands, Caroline Gennez, et avec le président des écologistes flamands, Wouter Van Besien. Tant le SP.A que Groen ! ne font pas partie de la coalition fédérale démissionnaire. Il n’est donc pas clair si ces deux partis continueront à prendre part aux négociations institutionnelles, comme ils l’ont fait tous ces derniers mois.

« Manifestement, il y a une volonté de négocier », expliquait Didier Reynders ce samedi midi, après avoir achevé son deuxième tour de consultations. « Avec quels partis ? Beaucoup envisagent de partir de la coalition actuelle - pas le gouvernement mais les cinq partenaires MR, PS, CDH, CD&V et Open VLD - en y associant du côté flamand la N-VA, comme les partis flamands le demandent. J’envisage d’ouvrir éventuellement à d’autres formations. Je n’ai pas d’exclusives ».

Les négociations porteraient avant tout sur les dossiers institutionnels, mais en intégrant des débats de fond sur des points de politique fédérale qui y sont liés, comme par exemple le marché du travail ou l’assainissement des finances publiques ».

Didier Reynders n’a pas exclu l’idée de voir le président du PS, Elio Di Rupo (photo), devenir formateur et, le cas échéant, Premier ministre. « C’est une des possibilités. Les gagnants des élections doivent prendre leurs responsabilités. Si, à un moment donné, Elio Di Rupo veut assumer une mission de formation, il aura le soutien de tous les partis francophones ».

Vendredi, Didier Reynders avait rencontré le président de la N-VA, Bart De Wever, et celui du CD&V, Wouter Beke, après s’être déjà entretenu avec des représentants des partis libéraux MR et Open VLD, ainsi qu’avec les présidents des partis francophones CDH, PS et Ecolo.

L’informateur devra rendre rapport au roi Albert II mercredi.