“Négocier sans le SP.A? Impensable”

Le parti socialiste francophone d'Elio Di Rupo (photo principale) refuse que son homologue flamand SP.A soit écarté des négociations en vue d’un accord communautaire et la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Le week-end dernier, l’informateur royal Didier Reynders (MR) avait suggéré de poursuivre ces négociations avec les partis membres de la coalition fédérale démissionnaire, auxquels viendrait s’ajouter la N-VA. Entretemps, on sait que mercredi, lorsqu’il rendra rapport au Roi, Didier Reynders n’indiquera pas encore quels partis peuvent poursuivre les négociations institutionnelles.

Au terme de ses deux tours d’entretiens avec, notamment, les présidents et présidentes des principaux partis démocratiques, l’informateur Didier Reynders (photo) avait indiqué samedi à la presse avoir constaté une « volonté » de poursuivre les négociations avec les cinq partis qui constituent la coalition fédérale sortante (CD&V, CDH, MR, Open VLD et PS), en y ajoutant au moins la N-VA.

Cela signifiait donc exclure des négociations les partis écologistes Groen ! et Ecolo, ainsi que le SP.A, qui y ont participé ces 7 derniers mois. Alors que ces trois partis ne se montrent pas prêts à quitter les négociations si facilement, le PS a indiqué ne pas voir de raison, pour l’instant, pour laquelle l’un des 7 partis qui ont jusqu’ici été impliqués dans les négociations institutionnelles devrait en être exclu.

Le président du PS, Elio Di Rupo, affirme qu’il ne revient pas à l’informateur de former des coalitions. « L’avenir du pays et des citoyens est en jeu et ce n’est donc pas le moment de faire des exclusives », affirme le socialiste francophone. « Et certainement pas aux dépens de ceux qui ont toujours opté pour des solutions et pas pour des problèmes ».

Le PS souligne que depuis les élections de juin 2010, les socialistes forment la plus grande famille politique du pays. « Les socialistes au nord et au sud du pays sont les seuls à avoir travaillé à toutes les réformes d’Etat du passé ».

Entretemps on a appris que, lorsqu’il rendra rapport au Roi Albert II ce mercredi, Didier Reynders ne fixera pas encore quels partis peuvent participer aux négociations à venir.