Le Roi prolonge la mission de Reynders

L’informateur royal Didier Reynders (MR) a été reçu ce mercredi après-midi par Albert II au palais pour lui faire le premier rapport de sa mission. Le souverain lui a ensuite donné deux semaines supplémentaires, soit jusqu'au 1er mars, pour préciser son rapport définitif. Reynders devra se limiter aux questions comunautaires.

A l'issue de l'entretien d'une heure et demi que l'informateur royal a eu ce mercredi après-midi avec Albert II, le souverain a prolongé de deux nouvelles semaines la mission de Didier Reynders "pour lui permettre de compléter et de préciser son rapport". L'informateur devra ainsi présenter son rapport final au Roi le mardi 1er mars.

Le palais a précisé, dans un communiqué, que "l'objet de la mission demeure celui qui a été défini le mercredi 2 février, à savoir: informer le Roi sur les possibilités d'arriver à un accord institutionnel en particulier sur BHV et le refinancement de Bruxelles, le transfert de compétences aux entités fédérées, leur financement et leur responsabilisation, et le financement dans la durée de l'Etat fédéral".

Après l’échec essuyé par la mission de médiation de Johan Vande Lanotte (SP.A), Didier Reynders avait été à son tour chargé il y a quinze jours d’une mission royale d’information sur les possibilités d’arriver à un accord communautaire.

L’ancien président du MR a reçu à deux reprises les présidents des cinq partis de la majorité fédérale actuelle (PS, CD&V, MR, CDH et Open Vld), ainsi que ceux de la N-VA, du SP.A, d'Ecolo et de Groen!.

Alors que le Roi avait chargé Didier Reynders de travailler sur les possibilités de sortir de l’impasse communautaire, ce dernier a rapidement fait savoir qu’il désirait également négocier sur les dossiers socio-économiques.

Le week-end dernier, il avait par ailleurs indiqué qu’il était peut-être préférable de s’assoir autour de la table des négociations avec les partis de l'actuelle coalition gouvernementale, en y ajoutant la N-VA. Il avait toutefois immédiatement été rappelé à l’ordre par Elio Di Rupo, qui a déclaré lundi qu’il n’était pas question de laisser tomber le SP.A.

De son côté, le sénateur CDH, Francis Delpérée (photo) a marqué son désaccord avec le président du PS, déclarant que les francophones ne pouvaient pas imposer ou refuser un partenaire flamand à la table de négociation. Pour lui, la règle simple selon laquelle "chacun doit regarder dans son assiette et pas dans celle du voisin" est la conséquence de la situation institutionnelle d'un fédéralisme à deux avec deux grandes communautés.

Quoi qu’il en soit, Didier Reynders s'est rendu ce mardi après-midi chez le Roi, pour lui rendre un rapport écrit sur les résultats de sa mission d’information. Mardi, il s'était réuni une nouvelle fois - dans un lieu tenu secret - avec Bart De Wever (N-VA) et Elio DI Rupo (PS), avant de rédiger son rapport pour le souverain.