Le 127bis ravagé par le feu et du vandalisme

Deux ailes du centre fermé de Steenokkerzeel ont été déclarées inhabitables après que des demandeurs d’asile y aient commis des actes de vandalisme et bouté le feu dimanche soir. Une quarantaine de personnes ont été conduites vers d’autres centres fermés, alors que les familles avec enfants peuvent rester au 127bis.

La police locale de la zone Kampenhout, Steenokkerzeel et Zemst va évaluer ce lundi les dégâts occasionnés dimanche soir au centre fermé pour demandeurs d’asile déboutés 127bis, où des actes de vandalisme ont été commis et un incendie a partiellement ravagé des locaux.

Dimanche vers minuit, le calme était revenu dans le centre à Steenokkerzeel après qu’une quarantaine de personnes aient été transférées vers les centres fermés de Bruges, Vottem et Merksplas. Les familles avec enfants peuvent rester au 127bis, dans un autre bâtiment qui n’a pas été endommagé. Quelque 58 personnes y séjourneraient actuellement.

Selon l’officier de garde de la police Alex Mylemans, le feu n’aurait fait que des dégâts secondaires par rapport à ceux occasionnés par des demandeurs d’asile. Les dégâts les plus importants ont été causés dans l’aile réservée aux hommes. Une deuxième aile, où sont également logés des hommes, est aussi provisoirement inhabitable. Selon le porte-parole de la police, tous les sanitaires et les éclairages ont été endommagés.

Les incidents ont éclaté dimanche à la suite d’une manifestation de solidarité d’une quarantaine de personnes organisée par le groupe d’action « Voix sans Frontières » contre la montée de la violence et l’impunité qui règne dans les centres fermés. Personne n’a été blessé.

Freddy Roosemont (photo) de l’Office des étrangers a également indiqué ce lundi qu’un demandeur d’asile débouté enfermé au 127bis avait profité de la confusion générale, dimanche soir, pour s’échapper.