De plus en plus de Belges quittent la Libye

Neuf Belges ont été rapatriés par un avion militaire néerlandais qui s'est posé peu après 2h du matin mercredi à Eindhoven (Pays-Bas). Ces derniers jours, 13 Belges avaient déjà quitté la Libye. Une quinzaine de Belges souhaiteraient toujours quitter les graves troubles qui secouent le pays.

L'appareil militaire a évacué 82 personnes de Libye: 33 Néerlandais et 49 personnes d'une autre nationalité. Neuf Belges mais aussi des Polonais des Américains et des Britanniques se trouvaient à bord de l'avion. Les passagers ont pu bénéficier d'un soutien médical ou psychologique à leur arrivée.

Les passagers de l’avion avaient décidé de ne pas communiquer avec la presse mais le correspondant de la VRT Joris van de Kerkhof a pu interroger le pilote de l’appareil.

« Ce que nous avons vu à Tripoli c’est un aéroport international qui fonctionnait normalement. Il n’y avait pas de panique en tout cas pas dans la partie de l’aéroport que nous avons vue. Dans le hall de départ c’était apparemment plus chaotique » a déclaré le pilote.

Ces derniers jours, 13 Belges avaient déjà quitté la Libye. Une quinzaine de Belges souhaiteraient toujours quitter les graves troubles qui secouent le pays. Un avion néerlandais se rendra de nouveau en Libye ce mercredi

Les Affaires étrangères conseillent à tous les Belges de quitter le pays

Le SPF Affaires étrangères recommande, mercredi dans son avis aux voyageurs, à tous les Belges qui se trouvent en Libye de quitter le pays aussi rapidement que possible.

Une quarantaine de ressortissants belges se trouveraient toujours sur place.

"A cause des affrontements entre opposants du régime et les services d'ordre, nous recommandons de reporter tous les voyages vers la Libye, ainsi que les déplacements à l'intérieur du pays", peut-on lire sur le site des Affaires étrangères.
"Il est recommandé aux Belges qui se trouvent en Libye de quitter le pays."
Par ailleurs, l'avis indique également qu'il est déconseillé de se déplacer vers la région de Cyrénaïque. Les personnes qui s'y trouvent devraient quitter la zone dès que les circonstances le permettent.