Poutine: la Belgique n'a pas de gouvernement depuis 250 jours

En visite à Bruxelles ce jeudi, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a répondu à la question d’un journaliste en ironisant sur les valeurs universelles défendues par les Occidentaux et en citant l’absence de gouvernement fédéral dans le pays pour appuyer une argumentation sur les problèmes de la démocratie.

Interrogé sur les répercussions potentielles des révolutions dans les pays arabes dans le Caucase du Nord, Vladimir Poutine s'est dit "préoccupé", mais a refusé de comparer les situations.

Il en a profité pour appeler les Européens à se garder de promouvoir uniformément la démocratie à travers le monde, non sans épingler leurs contradictions.

Il a cité le soutien de la France à l'Ayatollah Khomeini avant la Révolution islamique en Iran et l'organisation d'élections démocratiques en Palestine, qui ont abouti à la victoire du Hamas. Pour le Premier ministre russe, il est préférable de "laisser les gens décider de leur destin sans aucune interférence d'autres pays".

Sans transition, il a ensuite évoqué la Belgique. "Bruxelles est une ville merveilleuse, les Russes aiment beaucoup ce pays, mais la Belgique n'a pas de gouvernement central depuis 250 jours", a-t-il dit.

Poutine dénonce les règles énergétiques de l'UE

Vladimir Poutine a par ailleurs critiqué les règles européennes imposant la concurrence dans le transport du gaz, jugeant qu'elles conduiraient à l'augmentation des prix.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a défendu cette législation, qui entrera en vigueur le mois prochain.