Un mariage sur cinq considéré suspect

Quelque 20% des unions contractées l’an dernier en Belgique ont fait l’objet d’une enquête pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un mariage blanc ou de complaisance. Des lettres de dénonciation sont de plus en plus souvent envoyées par des proches.

Les chiffres proviennent du rapport annuel de l’Office des Etrangers qu’ont pu consulter les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg. Ils rappellent qu’il y a 5 ans un tiers d’enquête en moins avaient été effectuées.

Selon l’Office des étrangers, un nombre croissant d’allochtones tentent de s’installer en Belgique par le biais d’un mariage de complaisance. Les parquets et les fonctionnaires de l’Etat civil remarquent aujourd’hui également plus rapidement qu’un mariage présente quelque chose de suspect.

Le rapport ne précise cependant pas exactement quel pourcentage des mariages sur lesquels il a été enquêté se révèlent finalement être réellement des mariages blancs.

Les quotidiens régionaux soulignent d’autre part qu’un nouveau phénomène a fait son apparition dans le cadre de la lutte contre les mariages blancs, à savoir celui de la lettre de dénonciation. Leur nombre serait de plus en plus important et permettrait toujours plus fréquemment de découvrir une union de complaisance.

« Il s’agit d’une lettre envoyée par une connaissance ou un membre de la famille du couple pour signaler que quelque chose ne tourne pas rond », explique Monica De Coninck (SP.A), échevine des Affaires sociales à Anvers. « Chaque mois nous recevons entre 5 et 10 lettres de ce genre ».