“D’abord négocier une réforme, puis une coalition”

Le sénateur et ex-conciliateur royal Johan Vande Lanotte (SPA., photo principale) estime qu’une réforme de l’Etat peut être négociée à 9 partis, mais qu’il faudra ensuite former un gouvernement fédéral avec un nombre plus réduit de partenaires.

Pendant le mois qu’a duré la mission d’information de Didier Reynders (MR), un débat était né au sujet de la nécessité, ou non, de réduire le nombre de partis invités à prendre part aux négociations institutionnelles. Il avait alors été question de prendre comme base les partis de la coalition fédérale démissionnaire, ce qui exclurait les écologistes et le SP.A.

Cette discussion semble cependant gelée, après que le nouveau négociateur royal Wouter Beke (CD&V, photo) ait annoncé ce mercredi qu’il souhaitait s’entretenir avec les 9 partis politiques. Le président des démocrates-chrétiens flamands entamait d’ailleurs officiellement sa mission ce jeudi par un entretien avec Didier Reynders.

Interrogé ce jeudi matin dans l’émission « De Ochtend » de la première chaîne radio de la VRT, le sénateur socialiste et ex-conciliateur royal (pendant 99 jours) Johan Vande Lanotte estimait que « les entretiens au sujet d’une réforme de l’Etat ne seront pas plus difficiles ou faciles s’ils réunissent 7, 8 ou 9 partis. Il faut par contre qu’ils portent sur le contenu. Il faut chercher une coalition of the willing pour négocier une réforme d’Etat et son contenu ».

Johan Vande Lanotte estime cependant que « ce n’est que quand il y aura un accord sur le volet institutionnel qu’un nouveau gouvernement pourra être formé. A ce moment-là, neuf partis sera sans doute trop ». Pour l’ancien conciliateur, les négociations sur le socio-économique ne seront pas nécessairement plus compliquées que celles sur le communautaire. Les premières peuvent d’ailleurs davantage être menées « avec raison » que les secondes, puisque l’émotionnel y tient une place moins importante, juge Vande Lanotte.

Et d’ajouter : « Il est compréhensible que Wouter Beke veuille maintenant d’abord et beaucoup parler avec le PS et la N-VA. Mais il doit veiller à ne pas perdre les autres partis en cours de route », concluait le sénateur socialiste flamand.