"Il n’y aura aucune hausse d’impôt"

Le gouvernement en affaires courantes va se pencher cette semaine sur la confection du budget. Dans un entretien accordé au quotidien dominical De Zondag, le Premier ministre sortant Yves Leterme a déclaré qu’il n’y aura aucune hausse d’impôt et aucune réduction d’allocations, notamment des allocations familiales ou des pensions.

"Ce pays ne peut pas s'immobiliser. Nous devons donc composer un budget et présenter notre budget pluriannuel à l'Europe. Cela serait parfait", a souligné le Premier ministre démissionnaire.

Leterme veut réduire notamment les dépenses publiques. "Nous avons déjà fait des efforts mais nous devons encore trouver des centaines de millions au niveau du secteur public. Nous allons aussi nous intéresser au portefeuille de la sécurité sociale, sans toucher à l'argent des gens".

"Nous avons aussi investi de l'argent dans des banques et des entreprises, et attendons des revenus supplémentaires. Nous demandons également des efforts au secteur financier. Je pense que les institutions financières et les banques doivent supporter les coûts de leurs erreurs du passé", a-t-il ajouté.

Leterme a par ailleurs déclaré qu'il était prêt à dialoguer avec la N-VA sur le budget à long terme. Le parti de Bart De Wever avait fait savoir qu'il voulait participer aux négociations sur le budget pluriannuel, qui ne devrait pas être débattu, selon lui, par un gouvernement en affaires courantes. "J'ai lancé une invitation le 12 février à Bart De Wever et Jan Jambon, mais je n'ai pas eu de réponse. Ma porte reste ouverte."

Action sur les coûts de l’énergie

Le Premier ministre sortant n'attend pas de réelles retombées d'une réduction des accises sur les carburants. "Je ne m'attends pas à des miracles avec ce système. Je peux assurer aux gens que mon gouvernement prendra des mesures supplémentaires pour maintenir les coûts de l'énergie sous contrôle."

Pour maintenir la hausse des prix de l'électricité sous contrôle, Yves Leterme appelle à une plus grande surveillance. "Je veux dire qu'éventuellement nous pouvons imposer aux entreprises d'obtenir une autorisation avant qu'elles ne puissent augmenter certains prix. Le contrôle après la hausse des prix est une seconde option. Nous travaillons dur pour combiner ces deux systèmes. Nous voulons prendre une décision les jours prochains."