Fernand Koekelberg dépose plainte

Invité sur le plateau de ‘Controverse’ (RTL-TVi), l’ex-commissaire général de la police fédérale Fernand Koekelberg s’est exprimé pour la première fois depuis sa démission. Il a indiqué avoir déposé plainte contre l’auteur de la lettre anonyme qui le visait et qui a poussé le député Ben Weyts (N-VA) à réclamer sa démission.

L'ex-commissaire général de la police fédérale, Fernand Koekelberg, a pris seul la décision de démissionner de son poste, a-t-il expliqué. Il n'a, par ailleurs, pas voulu se prononcer sur les visées communautaires qui ont pu guider les attaques contre lui. Il se refuse, dit-il, à faire des procès d'intention. "C'est une décision personnelle. Personne ne me l'a demandé", a-t-il déclaré, en saluant au passage le travail de la ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom.

Ce ne sont pas les critiques qu'il a essuyées sur sa mission au Qatar qui l'ont poussé à quitter ses fonctions mais l'accumulation des attaques et le drame familial qu'il a vécu récemment, a-t-il répété.

L'ex-commissaire général a déposé plainte à la suite de la lettre anonyme qui le visait et qui a poussé le député Ben Weyts (N-VA) à réclamer sa démission. Il s'interroge encore sur les motivations de cette attaque.

"Nous avons essayé de faire bouger les choses. Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles je dérangeais? ", a-t-il souligné. Au mois de septembre, sa collaboratrice Sylvie Ricour avait ainsi dénoncé les habitudes qu'avaient prises certains responsables de la police, notamment dans leurs frais de voyage.

M. Koekelberg a également relativisé le coût de la mission au Qatar qui lui est reproché. Il aurait pu dépenser beaucoup plus en se rendant aux quatre coins du monde pour défendre sa candidature à Interpol mais il n'a pas voulu le faire pour des raisons financières et de temps. "C'était un lobbying d'Etat pour occuper une fonction internationale. J'ai agi comme tout autre candidat et même fait moins qu'un autre", a-t-il affirmé.

L'ex-commissaire s'est aussi montré très prudent sur son avenir professionnel, notamment sur sa possible désignation comme officier de liaison entre les régions et la police fédérale. "Je suis persuadé que je pourrai encore rendre de bons services à la police", s'est-il contenté d'expliquer.