Sensibiliser sur les accidents nucléaires

Le Centre de crise du Service public fédéral Intérieur et l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) lancent ce lundi une campagne d’information sur les mesures à prendre en cas d’accident nucléaire. Des comprimés d’iode sont distribués aux citoyens résidant dans les environs des centrales nucléaires.

Tant la ministre de l’Intérieur démissionnaire, Annemie Turtelboom, que le directeur général du Centre de crise, Jaak Raes, ont tenu à préciser ce lundi, lors d’une conférence de presse, que le lancement de cette campagne d’information avait été planifié bien avant le tremblement de terre, le tsunami et les incidents dans plusieurs centrales nucléaires au Japon.

« La situation belge n’est pas comparable à celle rencontrée au Japon. Nous sommes dans un contexte géographique totalement différent et il n’y a pas lieu de s’inquiéter inutilement », a indiqué Annemie Turtelboom. Le risque zéro n’existe cependant pas. C’est la raison pour laquelle tout citoyen doit être informé et préparé à l’éventualité d’un accident nucléaire, indiquait la ministre de l’Intérieur.

La campagne lancée ce 14 mars comprend notamment la diffusion d’un spot télévisé (photo) et l’inauguration du site internet www.risquenucleaire.be. Quelque 2,4 millions de Belges qui résident dans les environs d’une centrale nucléaire recevront un fascicule d’information dans leur boîte-aux-lettres.

Quatre centrales nucléaires en Belgique

Des comprimés d’iode (photo) seront également distribués gratuitement aux citoyens qui résident dans les environs des centrales en Belgique et les pays voisins. Au total, quatre millions de comprimés ont été acheminés vers les pharmacies situées dans un rayon de 10 à 20 kilomètres d’une centrale. Ces nouveaux comprimés remplaceront ceux qui avaient été distribués à la population en 2002 et qui sont périmés.

La Belgique possède quatre sites nucléaires importants : Doel, Tihange, Mol-Dessel et Fleurus. Il existe en outre deux centrales proches de la frontière, à savoir celle de Chooz en France et celle de Borssele aux Pays-Bas.

La ministre Turtelboom a encore précisé que les événements tout récents au Japon allaient peser sur les débats concernant l’exploitation du nucléaire. « Des leçons devront être tirées sur cette forme d’énergie, mais sur base d’éléments et d’informations concrets et non pas sur fond d’émotion ».