Bruxelles: les écoles flamandes saturées de demandes

Les moitié des enfants qui ont sollicité une place dans une école néerlandophone de la capitale pour la prochaine rentrée sans pouvoir compter sur une priorité que leur assure la présence d’un frère ou d’une sœur dans celle-ci n’ont pas encore pu être inscrits au terme du premier tour organisé dans les écoles de la communauté flamande.

Le problème d’inscription dans les écoles néerlandophones de Bruxelles s’est encore aggravé cette année. Près de la moitié des enfants qui n’ont pas encore de frère ou de sœur à l’école ne sont toujours pas officiellement inscrits dans leur école de préférence.

Au cours de la période d'enregistrement des demandes, les parents de 4.310 enfants ont fait connaître leur demande en faveur d'une ou de plusieurs écoles à Bruxelles.

Quelque 2.188 (50,77%) d'entre eux ont obtenu une place au bout de ce processus, sur base d'une répartition en fonction de la règle de priorité de 55% dont peuvent profiter les enfants qui sont supposés pratiquer le néerlandais à la maison, de celle de 30% sur base d'indicateurs d'égalité des chances, ainsi que de la distance domicile-école. Il reste donc 2.122 élèves qui n'ont pas d'école.

Pour le ministre bruxellois chargé de l’enseignement néerlandophone, Jean-Luc Vanraes (photo), il est urgent d’augmenter les investissements dans le secteur.

Il estime que les efforts des Communautés dans ce contexte sont largement insuffisants, d’autant qu’elles reçoivent de l’argent du fédéral pour l’enseignement. Selon lui, les écoles flamandes ont des projets d'extension, mais la Communauté flamande rechigne de son côté à leur accorder des garanties financières.