La Belgique s'engage dans une éventuelle intervention en Libye

La Belgique s'est résolument engagée vendredi, avec un large soutien du parlement, à participer à d'éventuelles opérations militaires en Libye contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi et pour faire respecter l'embargo décrété contre le régime de Tripoli, vraisemblablement dans le cadre de l'OTAN.

Aucune demande formelle ne lui a encore été adressée, ont toutefois souligné plusieurs ministres venus expliquer les décisions prises en matinée par le gouvernement en affaires courantes devant les Commissions des Affaires étrangères et de la Défense de la Chambre, réunies en urgence.

Les demandes concrètes sont attendues durant le week-end, lorsque l'OTAN - qui a décidé pour sa part d'accélérer la planification militaire en vue d'une éventuelle participation à l'intervention internationale en Libye - passera à la phase suivante, celle de la génération de force (la mise sur pied d'une force opérationnelle), a laissé entendre le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V) lors du débat.

Les demandes attendues durant le week-end

La concrétisation de la participation belge aux opérations militaires en Libye sera décidée dans les prochaines heures, a indiqué le Premier ministre Yves Leterme, quelques heures après l'adoption de la résolution 1973 qui approuve le recours à la force contre le régime libyen.
Pieter De Crem a toutefois détaillé les moyens militaires qui pourraient être engagés pour faire respecter une interdiction de survol destinée à protéger les civils et l'embargo sur les armes décrété contre Tripoli.