Le budget 2011 est pratiquement bouclé

Les principaux ministres du gouvernement fédéral se sont accordés vendredi soir sur un budget pour l’année en cours, confirmant un déficit public à 3,6% du produit intérieur brut (PIB), ainsi que sur des mécanismes de contrôle des prix du gaz et de l’électricité et sur une répartition de l’enveloppe pour les allocations sociales.

Le gouvernement fédéral en affaires courantes a pratiquement terminé l’élaboration du budget 2011. Au total, le Comité ministériel restreint, réuni ce vendredi soir, devait dégager une somme de 2,29 milliards d’euros pour parvenir à réduire le déficit public à 3,6% du PIB - soit 3,1% pour le fédéral et 0,5% pour les entités fédérées -, et semble y être parvenu. Il a ainsi amélioré la situation budgétaire par rapport au déficit de 4,1% imposé par le programme de stabilité de la Commission européenne.

L’exercice a été rendu possible grâce à une gestion rigoureuse des dépenses primaires (avec un effort d’économie de 506 millions d’euros), qui est facilitée par l’application des douzièmes provisoires sous un gouvernement en affaires courantes, mais aussi une croissance plus importante qu’à l’étranger et donc de meilleures recettes fiscales (elles livrent 693 millions d’euros).

Un effort sera également réalisé au niveau de la Sécurité sociale, avec 501 millions d’économies, alors qu’une plus-value est obtenue au niveau des dividendes provenant de participations dans des entreprises publiques et dans des banques. Le ministre des Finances, Didier Reynders (MR), a indiqué qu’il n’y aurait pas de nouvel impôt ni taxe, et que ceux qui existent ne seront pas augmentés.

En matière d’emploi, les mesures appliquées en temps de crise économique ont été confirmées de façon structurelle. D’autre part, les pensions les plus anciennes et les plus basses seront augmentées. Toutes les pensions seront ainsi dorénavant supérieures à 1.000 euros, tant pour les salariés que pour les indépendants.

Juguler les prix du gaz et de l’électricité

L’une des décisions principales prises par le gouvernement démissionnaire en affaires courantes est d’appliquer des contrôles renforcés sur les prix de l’électricité et du gaz. Ces derniers varient en effet nettement plus en Belgique qu’aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. L’équipe Leterme II a voulu mettre fin à cette situation.

Ainsi, dorénavant, tous les fournisseurs devront annoncer chaque augmentation des prix d’énergie au CREG, la Commission de régulation de l’électricité et du gaz. Cette dernière devra alors donner, ou non, son approbation à la modification de prix. De cette façon, les prix s’aligneront à terme sur ceux de nos pays voisins.

Dans le cas de contrats avec des prix variables pour le gaz et l’électricité, les prix ne pourront, d’ici peu, plus être revus mensuellement, mais seulement tous les trois mois.

En début de semaine, il avait été question d’augmenter la TVA sur la télévision digitale, mais cette idée a été abandonnée.