Le Narcis contrôle l’embargo sur les armes

Le chasseur de mines belge Narcis participe depuis mercredi soir à la mission "Unified Protector", au large des côtes libyennes, sous commandement de l’Otan (photo). Entretemps, le coût total de la participation belge aux frappes en Libye a été estimé par la Défense.

Alors que les avions F-16 de l’armée belge n’ont pas pris part, dans la nuit de mercredi à jeudi, aux frappes contre la Libye, le chasseur de mines belge Narcis participe depuis mercredi à 19h00 à la mission "Unified Protector". Placée sous commandement de l’Otan, elle est chargée de faire respecter l’embargo sur les armes à destination de la Libye.

Lors d’un point de presse de la Défense, l’amiral Jean-Thierry Pynoo a présenté mercredi le contexte de la participation belge à cette opération. Le Narcis s’est vu attribuer une zone en Mer Méditerranée, dans laquelle le chasseur de mines doit veiller à ce que la Libye ne reçoive pas d’approvisionnement en armes.

Avec d’autres navires de la coalition, le Narcis est chargé de détecter toute activité suspecte. Il ne sera cependant pas amené à intercepter lui-même un éventuel bateau suspect.

Entretemps, la Défense a évalué le coût total de la participation belge à l’intervention militaire en Libye.

"A l’heure actuelle, nous avons estimé ce total à 12,14 millions d’euros, par période de trois mois. Et pour être tout à fait claire, il s’agit de l’opération combinée, à savoir la participation des avions F-16, celle du chasseur de mines Narcis et celle de l’équipage belge qui vole à bord des avions-radars Awacs", explique la porte-parole de la Défense, Ingrid Baeck (photo).