“15% de courrier en moins ces prochaines années”

L’administrateur délégué de la poste belge, Johnny Thijs (photo principale), a présenté ce vendredi en commission Infrastructure de la Chambre le Plan stratégique 2011-2015 pour bpost. Il estime que la concurrence d’internet devrait augmenter ces prochaines années et entraîner une chute du volume de courrier.

Bien que la poste belge soit parvenue en 2010 à limiter les dégâts en termes de diminution des volumes du courrier, Johnny Thijs estime qu’une chute globale de 15% est à prévoir pour les prochaines années.

« Avec un recul de 1% l’an dernier, les volumes ont moins baissé en Belgique que dans les autres pays européens, à l’exception de la Suisse. Jusqu’à présent, nous avons été relativement épargnés par la concurrence d’internet, mais est-ce que cela va durer ? », s’interrogeait l’administrateur délégué de bpost.

L’entreprise publique escompte en effet un recul de 24% du volume des envois adressés et de 2% pour les envois non adressés. Le segment des paquets devrait par contre croître de 40%. « Nous avons fait du bon travail, mais nous devons continuer car demain sera plus difficile qu’aujourd’hui », affirmait Thijs en commission Infrastructure de la Chambre.

La direction de la poste belge prévoit en outre la transformation des cinq centres de tri actuels - à Bruxelles, Anvers, Gand, Charleroi et Liège - en centres de courrier industriels (Industrial Mail Centres ou IMC en anglais), dont les activités seront nettement étendues.

Ces cinq centres assureront en effet le tri régional du courrier jusqu’à l’adresse du destinataire, alors que seuls les centres de Charleroi, Gand et Bruxelles se chargeront du tri national. Cela signifie que le courrier ordinaire sera prêt à être distribué dès sa sortie des IMC, ce qui réduira le travail de tri qui est actuellement effectué par les facteurs dans plus de 400 bureaux de distribution.

« Notre objectif est d’assurer notre viabilité économique sur un marché libéralisé et avec des volumes de courrier en baisse », a précisé Johnny Thijs, soulignant également qu’aucun licenciement sec de personnel n’est prévu.