Mission économique belge en Russie

Le prince Philippe est arrivé dimanche après-midi à Moscou à la tête d'une importante délégation d'hommes d'affaires et de chefs d'entreprises belges pour six jours de mission économique en Russie, un pays en plein développement où les industriels belges entendent davantage s'implanter.

Cette mission, la deuxième plus importante en taille après la récente en Chine, compte au total 331 dirigeants d'entreprises représentant pas moins 216 entreprises belges.

"Ce nombre prouve qu'il y a un vrai intérêt à développer les relations avec la Russie. La Belgique est aujourd'hui le 17ème partenaire commercial de la Russie. Nous sommes donc dans le top-20, mais on se dit qu'il y a vraiment moyen d'améliorer cette position", juge Steven Vanackere (CD&V), ministre démissionnaire des Affaires étrangères, également du voyage, tout comme les ministres wallon et bruxellois de l'Economie, Jean-Claude Marcourt et Benoit Cerexhe.

Par contre le ministre-président flamand Kris Peeters n’y participe pas, il s’est envolé dimanche soir pour une mission économique flamande au Brésil.

Mardi, la délégation rencontrera le président russe Dimitri Medvedev.

Cette mission économique belge, qui débute Moscou et s'achèvera à Saint-Petersbourg, sera concentrée sur différents axes stratégiques, à savoir l'énergie, la santé, la chimie, les nouvelles technologies, la logistique et les transports, ainsi que la construction, du secteur portuaire et du dragage.

Des entreprises du secteur bancaire comme KBC, ING, BNP Paribas Fortis) font également partie de la délégation.

Pas moins de 216 entreprises belges participent à cette mission, dont 41 wallonnes et 45 bruxelloises, avec l'espoir de développer leurs activités dans la Fédération, ou attirer des investisseurs en Belgique.

Durement touchée par la crise économique de 2008-2009, l'économie russe, majoritairement basée sur l'exportation de matières premières (hydrocarbures notamment), s'est remise en route avec la reprise mondiale.

Son adhésion, attendue d'ici fin 2011, à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que la récente union douanière lancée entre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie, ouvrent la voie à de nouvelles perspectives économiques dont les entreprises belges entendent profiter.

Conscient de sa trop grande dépendance envers sa production d'hydrocarbures (qui représentent 67% des ses exportations), ainsi que de la vétusté de son appareil industriel, le gouvernement russe entend moderniser et diversifier son économie afin d'en faire un pays exportateur de produits technologiques également.

Il a lancé à cet effet, sur le modèle de la "Sillicon Valley", le Skolkovo Innovation center avec l'ambition d'en faire d'ici peu un pôle mondial de développement technologique, avec le concours de grandes entreprises internationales.

Enfin, le secteur de la santé russe laisse lui aussi entrevoir d'importants débouchés pour les entreprises belges, à la pointe en la matière.

Les autorités russes ont en effet lancé il y a peu le plan "Health 2020" pour contrer la faible espérance de vie de sa population, actuellement en déclin, et lui offrir une couverture sociale de qualité. (avec Belga)