Un canal reliera la France au Benelux

La France a donné son feu vert mardi à la construction du canal Seine-Nord Europe, le plus grand projet fluvial de l’Union européenne, qui doit aboutir en 2017. La voie d’eau de 106 kilomètres de long permettra la mise en réseau de 7 ports importants, dont ceux de Gand, Zeebrugge et Anvers.

Au terme de 18 années de discussions et tergiversations entre l’Etat français et les collectivités territoriales sur les questions de financement, le projet de canal Seine-Nord Europe - un chantier pharaonique pour un coût de 4,5 milliards d’euros - prend enfin vie.

Le président français Nicolas Sarkozy a ouvert la voie, ce mardi à Nesle (nord de la France), à la construction du plus grand projet fluvial européen qui reliera d’ici 2017 la Seine au Benelux, permettant ainsi de réduire le trafic routier de marchandises et la pollution. Lors de la table ronde sur le transport fluvial, à Nesle, Nicolas Sarkozy a annoncé l’ouverture du « dialogue compétitif » qui doit départager deux grands groupes français - Bouygues et Vinci - pour la construction du canal.

« L’essentiel du financement, à 97%, est réalisé », a indiqué le président français. « On lance le dialogue compétitif, ce qui veut dire concrètement que, dans le courant de l’année prochaine, on choisira entre les deux candidats, et on met en service le canal en 2016-2017 ».

La voie d’eau de 106 kilomètres qui verra le jour est le chaînon manquant entre les bassins de la Seine et du Nord-Pas-de-Calais - qui accueillent 60% du trafic fluvial en France - et les 20.000 kilomètres du réseau de cours d’eau en Europe du Nord, plus précisément en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Sept grands ports européens seront mis en réseau grâce à la construction du nouveau canal. Il s’agit de Rouen, La Havre et Dunkerque en France, Gand, Zeebrugge et Anvers en Belgique, ainsi que Rotterdam aux Pays-Bas.