Les meurtriers de Kitty écopent de 30 ans

Noureddine Cheikhni, Galip Kurum et Hassan Iasir - les trois accusés reconnus coupables lundi par la Cour d’assises de Bruxelles du home-jacking de Lot et du meurtre de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen, survenu dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007 - ont été condamnés chacun à 30 ans de prison. Mardi soir, Galip Kurum annonçait déjà, par la voix de son avocat, qu’il se pourvoirait en Cassation contre le jugement.

Lundi soir, le jury de la Cour d’assises de Bruxelles avait reconnu les trois suspects, âgés d’une trentaine d’années chacun, coupables notamment de tentative de vol sur une camionnette à Lot (en Brabant flamand), dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007, avec toutes les circonstances aggravantes, dont les violences commises à l’égard de la victime du home-jacking, la tentative de meurtre sur l’inspecteur Peter Van Stalle et le meurtre de la jeune policière de 23 ans Kitty Van Nieuwenhuysen.

Ce mardi, la Cour se réunissait à nouveau pour fixer les peines des trois coupables. L’avocat général, Bernard Dauchot, plaidait en faveur de la peine maximale, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité pour les trois hommes qui ont fauché la jeune policière par des rafales de Kalachnikov pour tenter de couvrir leur fuite. Le ministère public affirmait ne voir aucune circonstance atténuante qui puisse justifier une peine allégée pour les trois accusés.

L’avocat général évoquait dans son réquisitoire « des faits d’une sauvagerie absolue », « un effroyable déluge de violence quasi automatique », qui ont laissé Ismaïl Sacoor - le père de famille de Lot dont les trois criminels ont voulu voler la voiture - dans une incapacité permanente et l’inspecteur Peter Van Stalle gravement blessé et souffrant de séquelles physiques et psychologiques, et ont causé la mort injuste de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen.

Les 12 jurés, rejoints par les trois magistrats professionnels de la Cour d’assises de Bruxelles, n’ont pas suivi le ministère public puisqu’ils ont finalement condamné les trois coupables à 30 ans de réclusion. Mais ils ont infligé aux trois hommes la même peine, très sévère, comme l’avait demandé l’avocat général Bernard Dauchot.

Les avocats de la défense avaient eux demandé de ne pas condamner leurs clients à la perpétuité, s’appuyant sur des arguments émotionnels comme celui de « ne pas briser l’avenir des coupables ».

Mardi soir, l’un des trois condamnés, Galip Kurum (32 ans), faisait déjà savoir par la voix de son avocat qu’il se pourvoira en Cassation contre le jugement.