Anvers manque de juges de la jeunesse

Le tribunal de la jeunesse de la métropole anversoise croule sous les dossiers. Il faudrait cinq à six juges supplémentaires pour revenir à une charge de travail normale. « Les juges ne parviennent plus à traiter tous les dossiers. C’est un drame », indique le président du tribunal Jacques Mahieu.

Jacques Mahieu, président du tribunal de première instance d’Anvers, présentait ce mercredi le rapport de travail du tribunal de la jeunesse de la métropole pour 2010, en soulignant qu’il manque cruellement de personnel.

Les chiffres de l’Agence pour la protection de la jeunesse du gouvernement flamand indiquent qu’en 2009 plus de 4.000 mineurs d’âge de l’arrondissement anversois avaient été placés sous la surveillance du tribunal de la jeunesse. Il s’agissait de jeunes qui ont été impliqués dans des faits considérés comme un délit, ou qui se trouvent dans une situation familiale problématique.

Anvers est ainsi leader en la matière en Flandre, mais ne dispose cependant que de six juges de la jeunesse pour pareilles affaires de tutelle. Ce qui signifie que chacun des juges a environ 700 jeunes sous sa garde. Pour comparaison : à Bruxelles il y avait en 2009 près de 1.000 jeunes placés sous surveillance, répartis sur quatre juges de la jeunesse.

Ces dernières années, le nombre de jeunes qui vivent dans des situations familiales ou d’éducation difficiles a particulièrement augmenté. Selon Jacques Mahieu, « aucun juge de la jeunesse ne parvient à faire tout le travail qui lui est confié, même s’il travaillait 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Nos juges doivent parfois interroger des jeunes par téléphone, pour ainsi dire. C’est un drame. Les juges de la jeunesse ne sont pas heureux de cette situation ».

Pour revenir à une situation plus normale, le tribunal de la jeunesse d’Anvers aurait besoin de cinq ou six juges supplémentaires, indique le président du tribunal Jacques Mahieu. Il va demander au premier président de la Cour d’appel d’engager dans un premier temps un juge de la jeunesse supplémentaire. La pression de travail n’attire cependant pas grand nombre de candidats au poste.