Davantage d’appels pour des abus sexuels

Les Centres pour le bien-être général (CAW), en Flandre, - créés après la disparition de la commission pour le traitement de plaintes pour abus sexuels dans le cadre d’une relation pastorale, dirigée par le pédopsychiatre Peter Adriaenssens - reçoivent à nouveau de nombreuses demandes de soutien depuis la diffusion, jeudi sur la chaîne privée flamande VT4, de l’interview télévisée de l’ancien évêque de Bruges Roger Vangheluwe. Ce dernier a abusé pendant des années d’un neveu, et a avoué pendant l’interview avoir aussi abusé d’un second neveu.

« Alors qu’en temps normal nous ne recevons souvent pas plus d’une demande d’aide par jour, nous en recevons actuellement une dizaine », a indiqué Alain Slock, coordinateur de la centrale d’appels des Centres pour le bien-être général (CAW) en Flandre.

« L’augmentation est due à la médiatisation des abus sexuels. Mais aussi à des réactions de désapprobation par rapport aux déclarations de Roger Vangheluwe », précise Alain Slock.

Les demandes de soutien émanent souvent de personnes âgées, qui veulent avant tout raconter leur pénible histoire à un assistant social et ne souhaitent pas déposer plainte à proprement parler, notamment parce que les faits sont prescrits dans de nombreux cas. Les CAW reçoivent cependant aussi beaucoup de questions concernant des abus récents.

Le point Info des Centres pour le bien-être général a été créé en août 2010, à la suite de la dissolution de la commission dirigée par le pédopsychiatre Peter Adriaenssens. Son objectif est de répondre aux demandes d’information et d’aide en relation avec des abus sexuels. Depuis sa création, il a enregistré plus de 200 demandes. Les plaintes à propos d’abus doivent, elles, être adressées à la justice.

Selon Alain Slock, une quarantaine de victimes d’abus sexuels sont déjà en train de suivre une thérapie. Les CAW ne sont, en outre, pas les seuls à constater une recrudescence des appels. Child Focus, qui se concentre sur les faits récents commis à l’égard d’enfants, a également noté une augmentation du nombre d’informations données sur des cas d’abus sexuels.