Protestation devant le centre 127bis

Une trentaine d’activistes se sont enchaînés dès 5 heures ce jeudi matin devant le centre fermé 127bis de Steenokkerzeel (photo principale) - destiné aux étrangers en séjour illégal - pour protester contre l’expulsion collective de 60 Congolais. Elle devait être menée dans l’après-midi depuis la Belgique, par Frontex, l’agence européenne qui coordonne la coopération opérationnelle entre les Etats membres de l’Union en matière de gestion des frontières extérieures.

La trentaine d’activistes qui s’étaient partiellement enchaînés depuis 5 heures ce jeudi matin devant le centre fermé 127bis de Steenokkerzeel (en Brabant flamand), destiné aux étrangers en séjour illégal, ont été délogés en cours de matinée par la police locale. Celle-ci aurait reçu le renfort de la police fédérale, a indiqué le porte-parole des activistes.

Ces derniers protestaient contre une expulsion collective à l’échelon européen de 60 ressortissants congolais, espérant en empêcher le déroulement ce jeudi après-midi, depuis la Belgique.

Cette expulsion concerne 15 Congolais enfermés au centre 127bis, mais aussi 45 de leurs compatriotes qui ont été expulsés par la Grande-Bretagne, l’Irlande, la Suède et les Pays-Bas. Ils ont tous passé la nuit de mercredi à jeudi au centre fermé de Steenokkerzeel (photo d'archives).

L’opération collective d’expulsion est menée par Frontex, l’agence européenne qui coordonne la coopération opérationnelle entre les 27 Etats membres de l’Union en matière de gestion des frontières extérieures. Il était prévu que les 60 Congolais quittent l’Europe ce jeudi après-midi à bord d’un Airbus qui devrait décoller de l’aéroport militaire de Melsbroek.

Un premier bus transportant les ressortissants africains concernés a quitté le centre fermé 127bis vers midi.