Risque accru d’inondations en Flandre

Au cours des 15 dernières années, le risque d’inondations en Flandre a encore augmenté de 20%, malgré diverses mesures qui étaient censées le contrer. C’est ce qui ressort d’un rapport de la Commission des eaux du Parlement flamand.

Selon Bart Martens (SP.A), président de la Commission des eaux du Parlement flamand, interviewé par les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg, l’une des causes principales de l’augmentation du risque d’inondation en Flandre provient du fait que l’on construit encore toujours dans des zones inondables.

En Flandre, on recense ainsi pas moins de 11.000 hectares de zones inondables - soit l’équivalent de 23.700 parcelles - sur lesquels les plans régionaux autorisent encore toujours la construction.

Bart Martens précise néanmoins qu’une interdiction de bâtir en zones inondables et la conversion de ces zones bâties en terres agricoles ou en réserves naturelles n’est pas vraiment envisageable. L’affectation de ces parcelles devrait en effet être modifiée, ce qui engendrerait un coût de 10 milliards d’euros en indemnisation des familles et entreprises qui y possèdent un terrain.

La Commission des eaux plaide par contre en faveur de l’introduction d’un « test de résistance » aux inondations, c’est-à-dire une étude qui permettrait de prendre des mesures afin qu’à l’avenir les inondations touchent davantage les terres agricoles que les caves des habitations.

La Commission estime aussi que le gouvernement flamand peut exiger que les nouvelles habitations soient construites d’une façon adéquate, c’est-à-dire qu’elles ne réduisent pas la capacité de stockage d’eau. Il peut aussi veiller à ce que des zones d’inondation supplémentaires soient aménagées le long de certains cours d’eau.