Un "bonus du 1er mai" pour les travailleurs

Dans leurs discours du 1er mai, prononcés la veille au soir, la présidente du SP.A Caroline Gennez et le président de la FGTB Rudy De Leeuw ont tous les deux dénoncé les bonus perçus par les banquiers et les topmanagers. La socialiste a plaidé pour l’octroi de « bonus du 1er mai » aux travailleurs.

Au Vooruit à Gand, la présidente des socialistes flamands a plaidé pour l'octroi de "bonus du premier mai" à un tarif fiscal avantageux, aux travailleurs des entreprises ou secteurs qui ont le vent en poupe plutôt que de n'en réserver qu'à leurs dirigeants. Quant aux banquiers, ils ne devraient plus recevoir de bonus tant que les banques n'ont pas remboursé à l'Etat l'entièreté des sommes reçues dans le cadre de leur sauvetage, et qu'elles n'ont pas donné aux collaborateurs et aux épargnants une part du gâteau.

La «Nieuw-Vlaamse Arrogantie»

Caroline Gennez s'en est aussi prise à la droite "qui juge que nous devons nous taire à propos des bonus" et à la "Nieuw-Vlaamse Arrogantie", visant sans la nommer la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA), dans un discours sur le cynisme de la droite. Celle-ci, estime la présidente du SP.A, exige pour elle-même des libertés -pas de taxe sur les bénéfices du capital des super riches- qu'elle refuse aux autres via la modération salariale pour la classe moyenne.

La FTGB défend l’index

Selon Rudy De Leeuw, le système d’indexation est toujours menacé par les organisations patronales et par ce qu’il appelle le « côté droit ». l’index est crucial pour la maintien du pouvoir d’achat et reste une priorité absolue pour le président de la FGTB qui a fait un discours samedi soir au Vooruit de Gand.

Sans le maintien de l’indexation, les travailleurs et les pensionnés disposeraient depuis 2004 de revenus inférieurs de 15% à ceux dont ils jouissent actuellement, estime Rudy De Leeuw. Cela prouve, selon lui, l’importance du maintien du modèle actuel d’indexation automatique.

Le président de la FGTB a également blâmé la « culture du pique-assiette », faisant référence au tintouin provoqué par les importants bonus octroyés à certains banquiers et topmanagers. Il souhaite qu’un terme soit mis à ces pratiques.

Rudy De Leeuw a aussi défendu le modèle social belge. Grâce à ce modèle, il estime que le pays a été mieux épargné que d’autres par la crise économique. Il réfute les critiques qui soutiennent que le modèle est trop cher. Sans la sécurité sociale, ce ne serait pas 16% mais bien 40% de la population qui vivraient sous le seuil de pauvreté, selon le président de la FGTB.