La Sûreté de l'Etat use des méthodes modernes

Depuis septembre 2010, la Sûreté de l'Etat a déjà fait usage plus de 400 fois des méthodes particulières de recherche (MPR) en vue d’opérations secrètes. Selon le responsable Alain Winants, ces méthodes ont un avantage certain.

La nouvelle loi sur les méthodes particulières de recherche est entrée en vigueur en septembre dernier. Depuis, la Sûreté de l’Etat peut utiliser de nouvelles techniques pour observer une personne et pour vérifier les contacts qu’elle entretient par mail ou par téléphone.

Il a déjà été fait usage à 417 reprises des nouvelles méthodes de recherche comme le traçage des communications téléphoniques et des e-mails ou les perquisitions, rapporte le quotidien ‘De Tijd’. Par ailleurs, 32 opérations spéciales ont été menées depuis septembre. Pour celles-ci, la Sûreté de l’Etat est autorisée à placer des caméras dans une habitation. La nouvelle loi fait donc la distinction entre des méthodes de recherche "spécifiques" et "exceptionnelles".

Le responsable de la Sûreté, Alain Winants, précise que ses services ne font usage des nouvelles MPR que lorsque toutes les autres méthodes, moins invasives, ont été utilisées.

«Ces techniques sont toujours utilisées selon le principe de la proportionnalité », a expliqué Alain Winants, lors de l’émission ‘De Ochtend’ sur Radio 1. « Une autorisation préalable de la commission qui assure la surveillance est nécessaire », précise-t-il encore.

Ces nouvelles méthodes ont un réel avantage, selon Winants. « Nous atteignons de très bons résultats à l’aide de ces techniques. Si nous avions disposé de la loi avant, nous aurions eu des informations plus tôt, des choses que nous ne savions alors pas ».