Reine Elisabeth: 5 Belges en demi-finale

Sur les 88 jeunes chanteurs de 25 nationalités différentes qui ont pris part cette semaine aux premières éliminatoires du Concours international Reine Elisabeth de Belgique, dix étaient belges. La moitié d’entre eux ont finalement pu convaincre le prestigieux jury et présenteront la semaine prochaine la demi-finale, avec 19 autres chanteurs.

La proclamation des noms des 24 demi-finalistes (photo principale) de l’édition 2011 du Concours international Reine Elisabeth de Belgique, consacrée au chant, s’est déroulée ce samedi peu après minuit, au Conservatoire de musique de Bruxelles. La demi-finale aura lieu de lundi 9 à mercredi 11 mai, toujours au Conservatoire de Bruxelles. Les noms des 12 finalistes seront proclamés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Sur les dix candidats belges qui ont présenté la première épreuve, cinq ont été retenus. Il s’agit d’Anneke Luyten (soprano de 27 ans, originaire de Herentals et sur la photo) et Katrien Baerts (soprano de 28 ans, de Hasselt) qui se produiront lundi soir, du ténor Thomas Blondelle (28 ans, de Bruges) et du ténor Stefan Cifolelli (30 ans, d’Anvers) qui chanteront devant le jury et le public mardi après-midi, et du baryton Sébastien Parotte (27 ans, de Liège) qui se présentera mercredi après-midi.

Outre les cinq Belges, il y a 5 Français, 4 Coréens, 2 Russes, 2 Roumains, 2 Serbes retenus, mais aussi un chanteur ou une chanteuse venant du Canada, d’Allemagne, d’Ukraine et des Etats-Unis. Sur les 24 demi-finalistes, il y a 12 sopranos, 3 mezzo-sopranos, 3 ténors et 6 barytons.

Pas d’œuvre imposée

Traditionnellement, les demi-finalistes doivent présenter une œuvre imposée. Cette année, c’est l’œuvre « Speechless song, being many, seeming one » composée par le Belge Luc Brewaeys (photo) sur un sonnet de Shakespeare qui avait été commandée par le Comité du Concours Reine Elisabeth.

Le jury de présélection a cependant estimé, il y a quelques semaines, qu’au vu du temps limité dont disposeraient les demi-finalistes pour préparer cette œuvre et au vu de la complexité extrême de la partition, la qualité des prestations risquait d’être compromise. A titre exceptionnel, l’œuvre imposée a donc été supprimée du programme de demi-finale cette année. Elle a cependant déjà été chantée, par une soprano expérimentée (et ancienne participante au Reine Elisabeth) le 31 mars dernier au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, dans le cadre du festival de musique contemporaine Ars Musica.