"Pas de libération immédiate de Martin"

Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V, photo) veut faire vérifier pourquoi les familles des victimes de Marc Dutroux n’ont pas toutes été informées personnellement de la possible libération conditionnelle de l’ex-épouse du pédophile. De Clerck souligne cependant que cette libération n’aura pas lieu ce mardi, même si le ministère public ne se pourvoyait pas en Cassation.

« Certaines familles des victimes de Dutroux étaient impliquées et ont été informées de la possible libération conditionnelle de Michelle Martin (photo), mais cela n’a apparemment pas été le cas pour toutes les familles. J’ai demandé un rapport à ce sujet aux maisons de justice, pour savoir ce qui s’était passé précisément », indiquait le ministre de la Justice Stefaan De Clerck ce lundi soir dans l’émission « Terzake » de la VRT.

Il réagissait ainsi au fait que certains parents de victimes, comme la famille (photo) d’An Marchal, ont dû apprendre via la presse que l’ex-épouse du bourreau de leur enfant pourrait éventuellement être libérée sous condition dès ce mardi. De Clerck souligne cependant que d’importants progrès ont déjà été faits pour une meilleure information des familles de victimes.

Plus tôt dans la journée, Stefaan De Clerck avait annoncé avoir pris acte de la décision du Tribunal d’application des peines de Mons d’accorder une libération conditionnelle dès ce mardi à Michelle Martin. Le ministère public avait cependant jusqu’à ce mardi 16h00 pour se pourvoir en Cassation contre cette libération.

« Je pense que nous devons avoir confiance en les magistrats qui ont pris cette décision », déclarait le ministre, estimant que ce n’est pas aux responsables politiques mais aux juges d’évaluer en pareille situation. Stefaan De Clerck précisait aussi que « le jugement n’est applicable que si les conditions strictes ont toutes été respectées. Ces conditions sont particulièrement strictes et seront sévèrement contrôlées. Il faudra donc encore quelques temps avant que Michelle Martin soit libérée, même s’il n’y avait pas de pourvoi en Cassation ».

L’une des conditions à la libération de la complice de Marc Dutroux serait que Michelle Martin se retire dans une communauté religieuse en France.