La Belgique attire moins d’investisseurs

Au cours de l’an dernier, les investissements étrangers ont à nouveau diminué en Belgique. Le nombre de projets est ainsi passé de 177 en 2009 à 166 en 2010. C’est la Flandre qui a attiré la grande majorité des nouveaux investissements, indique le rapport annuel "Global Business Services" d’IBM sur les investissements étrangers dans notre pays. Un rapport consulté par les quotidiens De Tijd et L’Echo notamment.

Alors qu’au cours des deux années de crise 2008 et 2009, la Belgique avait encore attiré, respectivement, 189 et 177 projets d’investissements représentant 5.000 et 4.000 nouveaux emplois, l’an dernier notre pays n’attirait plus que 166 projets. Ceci représentait 5.000 nouveaux emplois créés.

Pendant les années 2005 à 2007 - une période record en la matière -, le nombre de projets d’investissements étrangers dépassait encore chaque année les 200 et le nombre d’emplois créés par ce biais oscillait entre 8.000 et 9.000 par an.

C’est la Flandre qui a attiré l’an dernier la grande majorité de nouveaux projets d’investissements, soit 108 projets, qui ont permis de créer 3.900 emplois. La Wallonie, par contre, n’a bénéficié que de 36 nouveaux investissements étrangers en 2010 et vu 780 emplois créés par ce biais.

Pour la première fois, l’agglomération anversoise a attiré davantage de projets d’investissements étrangers que Bruxelles, soit 46 projets pour Anvers, contre 32 pour la capitale. Les deux villes ont ainsi vu la création de, respectivement, 1.400 et 700 nouveaux emplois.

La Belgique à la traîne

IBM se dit inquiet de la diminution structurelle du nombre d’investissements étrangers en Belgique. Notre pays enregistre en effet de moins bons résultats dans ce domaine que ses voisins, qui ont eux bien attiré des investissements supplémentaires en 2010.

Selon Roel Spee d’IBM, ce sont les coûts salariaux élevés qui jouent un mauvais tour à la Belgique. « Ces dernières années, la Belgique reste à la traîne par rapport à d’autres pays d’Europe occidentale. Les coûts salariaux y sont nettement plus élevés que dans nos pays voisins. Lorsqu’une entreprise doit choisir entre la Belgique et des pays où le climat d’établissement est comparable dans les grandes lignes, elle choisit un autre pays que le nôtre. C’est avant tout flagrant pour les grands projets dans le domaine de la production ou pour l’ouverture de grands centres de services, qui sont sensibles aux coûts salariaux élevés », indique Roel Spee.