Wouter Beke: “Les bases sont là”

Le négociateur royal a donné ce jeudi après-midi une brève conférence de presse sur sa mission, après son entrevue avec le Roi Albert II. A dix semaines des vacances parlementaires d’été, Wouter Beke a appelé tous les partis à faire un effort supplémentaire pour investir dans un accord communautaire et dans la formation d’un nouveau gouvernement.

Bien qu’il ne soit lui non plus pas parvenu à briser l’impasse politique, au terme de plus de deux mois d’une mission de négociation, le président du CD&V est resté optimiste lors de la brève conférence de presse qu’il donnait ce jeudi après-midi après son entrevue avec le Roi, au cours de laquelle il a demandé à Albert II d’être déchargé de sa mission. Le souverain tient sa décision en suspens et a entamé des consultations.

« Nous avons travaillé à l’élaboration d’un cadre qui donne aux négociations une nouvelle chance. Il est vraiment possible de franchir une prochaine étape dans la réforme de l’Etat », a estimé Wouter Beke. Mais d’ajouter : « Il reste dix semaines avant le début des vacances parlementaires d’été, pour investir dans un accord communautaire et dans la formation d’un nouveau gouvernement. Nous avons l’obligation de ne pas laisser passer cette chance ».

"Pendant deux mois, j'ai pris toutes les initiatives en concertation privilégiée avec le président de la N-VA, Bart De Wever, et le président du PS, Elio Di Rupo", ajoutait Beke. Selon lui un cadre permettant la relance des négociations a pu être défini. "BHV, le marché de l'emploi, les soins de santé et la loi de financement: les bases sont là. Ceux qui veulent une réforme de l'Etat trouveront dans ce cadre de négociation une base solide qui leur permettra d'aboutir", a précisé le président du CD&V.

Les discussions des derniers jours n'avaient pas donné l'impression qu'un cadre ait été tracé, singulièrement en matière de réforme de la loi de financement. Le président du PS Elio Di Rupo a répété mercredi dans un courrier envoyé à Wouter Beke que la proposition du groupe de travail sur la loi de financement ne pouvait être considérée comme une base de négociation intégrant toutes les revendications légitimes des parties concernées, et notamment le respect des douze principes censés guider cette réforme (financement durable des entités
et proportionnalité de l'impôt, notamment).

Refusant de répondre aux questions de journalistes et annonçant qu’il ne ferait plus de déclaration pendant les consultations du Roi, Wouter Beke concluait sa conférence de presse en citant le philosophe chinois Confucius : « Voir ce qui est juste et ne pas le faire est un manque de courage ».