Un enfant sur quatre côtoie la pauvreté

Dans notre pays, un enfant sur quatre vit dans une maison qui n’est pas équipée de baignoire, de toilette, de chauffage central et d’eau chaude, selon le baromètre de la pauvreté établi par douze associations sociales.

Le fossé entre pauvres et riches s’est encore accentué avec la crise économique. Et ce sont surtout les enfants qui en sont victimes, a expliqué Jos Geysels, coauteur du baromètre de la pauvreté dans ‘De Ochtend’ sur Radio 1.

Certains groupes sociaux présentent davantage de risque de se retrouver dans une situation de chômage à long terme. Ce sont surtout des personnes plus âgées, des jeunes et des personnes qui n’ont que le diplôme du secondaire inférieur en poche qui ressentent les effets de la crise. Quelque 15,7% des jeunes sont sans emploi et 6% des enfants vivent dans une famille qui ne bénéficie pas de revenus issus d’un travail.

Un peu plus de 10% des Flamands vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté et 22,3% des familles monoparentales présentent un risque plus élevé de tomber un jour dans la pauvreté.

Quarante pour cent des locataires vivent dans un logement qui présente un manque évident de confort. Ainsi, un enfant sur quatre vit dans une maison qui n’est pas équipée de baignoire, de toilette, de chauffage central et d’eau chaude.

La pauvreté infantile est aujourd’hui reconnue. Des chiffres existent. Les constatations sont choquantes et inquiétantes. Les droits des enfants et des jeunes qui vivent dans la pauvreté se détériorent : accès insuffisant aux soins de santé, logement trop petit ou inconfortable, inégalités au cours du parcours scolaire, exclusion sociale...

La pauvreté infantile a fortement augmenté. « Huit pour cent des enfants qui viennent à naître grandissent dans la pauvreté. Vous pouvez penser ce que vous voulez sur la pauvreté. Certains en ont une mauvaise opinion, mais vous ne pouvez jamais blâmer un enfant et penser qu’il est responsable de sa pauvreté », a déclaré Jos Geysels à ‘De Ochtend’.

Les chiffres datent de 2009, mais selon les associations qui ont établi le baromètre, ils n’ont pas beaucoup changé.