La Flandre reste attractive

La Belgique a conservé l'année dernière sa sixième place au classement des pays européens les plus attractifs en matière d'investissements étrangers, grâce à la Flandre qui a retrouvé des couleurs après une année 2009 difficile, la Wallonie accusant un fort recul, ressort-il du "Baromètre 2010 de l'attractivité en Belgique" publié par Ernst & Young.

En 2010, notre pays a attiré 159 projets d'investissement, dont 97 totalement neufs, ce qui représente une progression par rapport aux 146 investissements enregistrés en 2009.

L'origine des investisseurs étrangers montre que les Etats-Unis continuent à se tailler une part importante, avec un tiers des investissements (50 projets), suivis par l'Allemagne (15), les Pays-Bas (11) et le Royaume-Uni et la France (9 chacun). Les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) ont consenti 17 projets d'investissements en Belgique, contre 6 en 2009, et représentent désormais 10,7% des investissements étrangers directs.

La Flandre a le vent en poupe

Les chiffres nationaux cachent néanmoins de fortes différences régionales puisque la Flandre, après une année 2009 morose (64 projets), a retrouvé un niveau quasi record et s'adjuge 108 nouveaux projets d'investissement. Anvers, son port et ses activités pétrochimiques ont clairement tiré leur épingle du jeu, avec 55 investissements.

Coup dur pour la Wallonie

La Wallonie a pour sa part connu un coup d'arrêt, après une très bonne année 2009, et voit le nombre d'investissements étrangers passer de 57 en 2009 à 31 en 2010. C'est la province de Liège qui accuse le plus le coup, puisque les investissements y ont chuté de 21 en 2009 à 6 en 2010.

Enfin, Bruxelles suit la même tendance négative que le sud du pays, et passe de 25 projets en 2009 à 20 l'année dernière.

La menace de l’impasse politique

Le Baromètre 2010 de l'attractivité en Belgique révèle par ailleurs que la crise politique représente une menace sur les investissements étrangers futurs. Près de trois quarts des 204 investisseurs étrangers interrogés estiment en effet que l'absence de gouvernement fédéral de plein exercice et l'impasse politique auront un impact négatif sur le climat d'investissement. La fiscalité à l'égard des entreprises et les coûts de la main d'oeuvre sont également cités comme des freins à l'investissement étranger.

Au rayon des points forts de notre pays, les investisseurs étrangers pointent cette fois la qualité de vie, l'infrastructure télécoms ou encore l'infrastructure logistique et de transport.