Les activistes anti-OGM risquent de lourdes sanctions

Le parquet de Dendermonde mène une enquête suite à la destruction dimanche dernier d’un champ expérimental à Wetteren. Les activistes risquent une peine de prison d’un an, mais aussi et surtout le paiement de dommages-intérêts.

Dimanche dernier, la police n’a rien pu faire quand des activistes s’en sont pris à une partie d’un champ de pommes de terre. Sur ce champ expérimental, des scientifiques de l’université de Gand -notamment- menaient une étude sur des organismes génétiquement modifiés.

La destruction a été filmée et le parquet étudie actuellement les images en vue d’identifier les auteurs des faits. Dimanche, 30 militants ont été arrêtés pour ensuite être entendus.

Les activistes sont poursuivis pour rébellion, violence envers agents de police, association de malfaiteurs et destruction de champs. En théorie, ils risquent plus d’une année de prison pour ces accusations. Les dégâts causés par cet acte sont fort élevés. L’envoi des troupes de police a coûté 35.000 euros. Dix agents ont été légèrement blessés. Et les scientifiques ont introduit également des demandes de dommages en réparation.

Les recteurs des cinq universités flamandes ont condamné hier dans lettre ouverte l’action du «Field Liberation Movement».