Les légumes belges interdits en Russie

La Russie vient d’interdire l’importation de légumes en provenance des pays de l’Union européenne. Un coup dur pour la culture maraîchère et l’agriculture belges. L’UE a levé l’alarme au concombre. La cause de la contamination à la bactérie Eceh n’est pas encore connue.

L’interdiction décrétée par la Russie prend effet ce matin. Plus aucun légume n'entrera sur le territoire russe. Les légumes qui ont déjà été importés vont être, quant à eux, saisis.

Pour l’Union européenne, cette interdiction russe est une mauvaise nouvelle. Elle va également porter un coup dur à la culture maraîchère et à l’agriculture belges. La Belgique importe chaque année pour 30 millions d’euros de légumes en Russie. « Ce n’est en soi pas un si grand montant si on le compare à la quantité de légumes que les Pays-Bas, par exemple, exportent vers la Russie », explique Piet Vanthemsche du Boerenbond. «Mais le grand problème est que sur le marché européen va apparaître une suroffre de légumes. Ce qui va encore faire diminuer les prix», selon Vanthemsche. «L’interdiction d’importation en Russie va donc avoir un effet négatif».

La décision russe fait suite à la virulence de la bactérie mortelle Eceh qui a déjà causé la mort de 16 personnes en Allemagne. La bactérie a déjà rendu malades plus de 1.500 personnes en Allemagne, principalement dans la région autour de Hambourg.

"La contamination pourrait durer des mois"

La cause de cette contamination n’est pas encore connue. L’Allemagne avait dans un premier temps pointé du doigt les concombres espagnols. Mais ceux-ci ne sont pas en cause. La Commission européenne a d’ailleurs annoncé mercredi soir avoir levé la mise en garde lancée contre les concombres bio espagnols. "Les derniers tests menés en Espagne et en Allemagne sur des concombres produits en Espagne n'ont pas décelé la présence de la souche 0104 de la bactérie E.Coli et la Commission a en conséquence levé l'alerte lancée au niveau européen", a-t-elle précisé.

Reinhard Burger qui dirige le bureau allemand de la Santé publique, a déclaré à la BBC que la contamination pourrait encore « durer des mois ». « Peut-être ne saurons-nous jamais ce qui provoque l’infection », a-t-il ajouté.