La N-VA veut un front flamand sans les socialistes

Lorsque, prochainement, le formateur Elio Di Rupo (PS) déposera sa note contenant des propositions sur la table, le vice-président de la N-VA, Ben Weyts, souhaite y répondre en front avec le CD&V et l'Open VLD.

"Si avec un tel trio, nous disons que nous y entrons ensemble ou qu'on décide, au contraire, de rester à l'écart, nous donnerons alors un choix clair aux Francophones", indique-t-il samedi dans une interview au Nieuwsblad.

"Tout dépendra de la note qu’Elio Di Rupo déposera, selon ses propres dires, à la mi-juin. Il me semble logique que nous devrons ensuite en discuter autour de la table avec le CD&V et l'Open Vld, sous la forme d'un front flamand", explique Ben Weyts.
Au cas où la note du formateur se révélerait trop maigre pour la N-VA, Ben Weyts entrevoit deux possibilités. Ou les autres partis poursuivent sans le plus grand parti de Flandre, "ou bien les autres partis flamands tirent la même conclusion que nous et nous repartons voter."
Le front flamand de Ben Weyts nécessite en tout cas que la N-VA et l'ACW - le MOC flamand -, l'aile de gauche au sein du CD&V, puissent se retrouver dans les propositions. Le député reconnaît cette difficulté, mais s'attend à ce que tout s'arrange bien. "Nous ne ferons pas partie d'un tel front si notre cervelle et notre programme doivent rester au placard. Mais je suis optimiste que nous parviendrons à un tel front", conclut-il.