L’université de Louvain traque le plagiat

Depuis le début de l’année académique, l’Université Catholique de Louvain (en Brabant flamand) a déjà contrôlé plus de 24.000 travaux de fin d’études et de séminaires de ses étudiants, avec un programme informatique spécial, pour détecter d’éventuels cas de pillages de textes déjà existants.

Depuis quelques années, l’Université Catholique de Louvain - la deuxième plus vieille université en Europe, après celle de Bologne - mène une politique active de lutte contre le plagiat. Dans tous les départements des facultés, et en particulier dans ceux où les cours sont donnés en anglais, les travaux des étudiants sont contrôlés pour voir s’ils ne contiennent pas de passages que leur auteur aurait copiés dans d’autre travaux déjà existants (souvent disponibles via internet) sans pour autant mentionner leur source et en présentant donc ces passages comme les leurs.

Cette année académique cependant, l’Université de Louvain a déjà contrôlé plus de 24.000 textes de travaux de fin d’études ou de séminaires, à la recherche d’éventuels plagiats. C’est presque le double des 13.000 textes relus dans ce but pendant toute l’année académique passée. En 2008, lorsque les contrôles ont débutés, seuls quelques milliers de textes avaient alors été passés au peigne fin.

Le contrôle des textes est effectué par le service informatique de la K.U. Leuven. Ce dernier utilise pour ce faire un logiciel appelé Turnitin qui recherche des textes concordants ou identiques. « Lorsque pareils cas sont détectés, il revient aux professeurs à interpréter la concordance, pour voir au cas par cas si elle est légitime ou non », explique Bert Coenen du service d’informatique de l’université louvaniste.

Finalement, le nombre d’étudiants qui peuvent effectivement être accusés de plagiat est assez restreint. Dans le pire des cas, ces étudiants perdent tous les points qu’ils avaient accumulés pendant cette année-là de cours.