L'économie cachée pèse pour 17,1% des revenus

Derrière les activités économiques légales se cache toute une économie de l’ombre qui génère de nombreux revenus et plus-values. En Belgique, cette économie cachée équivaut à près d’un cinquième des rentrées financières générées par les prestations régulières, selon le professeur autrichien Friedrich Schneider.

Le secrétaire d’Etat belge de Lutte contre la fraude Carl Devlies (CD&V) a insisté sur le fait que ces chiffres ne concernent pas seulement le travail au noir. Il s’est dit content de constater que les chiffres ont toutefois baissé de 0,4% sur trois ans de temps.

Friedrich Schneider a étudié la proportion de l’économie cachée des 27 Etats-membres de l’Union européenne. La Belgique affiche en 2011 un taux de 17,1%, un chiffre inférieur à la moyenne des pays européens qui est de 19,4%. Notre pays affiche une treizième place dans un classement dominé par l’Autriche et ses petits 8%. La Bulgarie (32,3%) se positionne comme le plus mauvais élève de la classe européenne.

Le secrétaire d’Etat Carl Devlies insiste sur le fait que cette économie de l’ombre correspond à la définition qu’en fait la Banque nationale de Belgique qui, elle, estime à 3,8% le travail au noir dans notre pays. Ainsi, Friedrich Schneider tient également compte dans ses calculs des impôts non payés, des travaux de bricolage ou autres réalisés soi-même et des activités illégales comme l’émission de fausse monnaie et la prostitution. Ses chiffres dépassent donc largement le cadre du travail au noir.