“26 corps n’ont toujours pas pu être identifiés”

La Cellule des Personnes Disparues de la police fédérale possède actuellement 26 dossiers de personnes qui ont été retrouvées mortes il y a de nombreuses années, mais n’ont toujours pas pu être identifiées. Il s’agit souvent d’étrangers, indique le quotidien flamand Het Nieuwsblad.

La plupart des 26 personnes retrouvées mortes en Belgique il y a de longues années et dont les corps n’ont toujours pas pu être identifiés sont des ressortissants étrangers. Mais chez certains citoyens belges décédés il n’est pas non plus possible de retracer l’identité.

« Si aucun proche de cette personne ne se manifeste, il est souvent très difficile d’identifier un défunt », explique David Rimaux de la Cellule des Personnes Disparues de la police fédérale. « Nous avons ainsi le dossier liégeois d’une femme âgée qui a été retrouvée il y a un an, mais nous n’avons toujours pas reçu de déclaration de disparition. Nous sommes pratiquement certains qu’il s’agit d’une citoyenne belge. Il s’agit vraisemblablement d’une femme qui vivait seule et dont personne n’a encore remarqué la disparition ».

La Cellule des Personnes Disparues travaille en collaboration avec des services identiques dans d’autres pays pour des dossiers de défunts étrangers. Mais lorsqu’il s’agit de personnes en séjour illégal, le dossier reste sans réponse. « Si, après des années de recherches, on parvient tout de même à mettre un nom sur un visage, la satisfaction est grande », explique Rimaux.

Quatorze des 26 corps ont été retrouvés lors de grandes actions de recherches dans l’eau, qui sont organisées régulièrement par la Cellule des Personnes Disparues. Les autres corps ont souvent été trouvés par des passants dans un bois ou dans les dunes, ou ont été découverts le long d’une autoroute.

Nombre de corps retrouvés sont mutilés, ce qui rend leur identification encore plus difficile. Une photo robot peut parfois apporter des indices, mais il n’est pas toujours possible d’en réaliser une, explique David Rimaux. « Parfois, les mutilations sont tellement importantes, ou nous ne possédons qu’un tatouage ou une cicatrice, ou la tête manque ».

Les dossiers ne sont cependant jamais refermés, aussi longtemps qu’un corps n’a pas été identifié.