L’UE donne des perspectives à la Grèce

Réunis ces jeudi et vendredi en sommet à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont décidé de libérer plus rapidement 1 milliard d’euros de fonds de cohésion pour relancer l’économie grecque. L’UE veut ainsi contrecarrer les critiques qui estiment que l’Europe ne fait rien pour offrir des perspectives de croissance économique à la Grèce au bord de la faillite.

Cet argent ne provient pas du Fonds de sauvetage européen, mais d’un assouplissement et d’une accélération de l’accès aux fonds de cohésion programmés à la Grèce d’ici 2013. Les chefs d’Etat et de gouvernement rassemblés à Bruxelles ces jeudi et vendredi souhaitent ainsi répondre aux critiques qui les accusent de vouloir forcer les Grecs à des économies drastiques sans donner à la population des perspectives de croissance économique.

Quoi qu’il en soit, la Grèce a cependant besoin d’un deuxième paquet d’aides financières, pour éviter l’asphyxie, mais devra pour l’obtenir adopter la semaine prochaine un ensemble de lourdes mesures d’économies.

Les dirigeants européens se sont mis d’accord sur le principe d’accorder un nouveau programme d’aide de 120 milliards d’euros à la Grèce, provenant conjointement de l’Union européenne et du Fonds Monétaire International, en plus des 110 milliards d’euros que comprenait le plan d’aide déjà accordé l’année dernière au pays en détresse.

Les dirigeants de l’UE ont promis ce jeudi de débloquer d’ici le 3 juillet une tranche d’aide internationale de 12 milliards au bénéfice d’Athènes, pour autant que le pays adopte dès la semaine prochaine les mesures d’économie prévues, a indiqué le Premier ministre belge démissionnaire, Yves Leterme (CD&V, photo). « Il y a un accord pour faire comprendre à la Grèce qu’elle doit approuver la semaine prochaine les mesures d’économie. Les ministres des Finances pourront alors décider le 3 juillet de libérer les fonds au bénéfice de la Grèce ».

Yves Leterme a également indiqué jeudi soir que lui-même et d’autres chefs d’Etat et de gouvernement membres du Parti Populaire Européen (de centre droit) s’étaient entretenus le jour-même avec l’opposition de droite en place à Athènes pour la convaincre d’appuyer le plan d’économies, de privatisations et d’austérité préparé par le Premier ministre socialiste Georges Papandréou (photo). « Il n’y a pas de plan B pour la Grèce », a notamment insisté Yves Leterme.

De son côté, le Premier ministre grec Papandréou a affirmé que son gouvernement avait « mis le cap et est bien décidé. Nous attendons de l’Union européenne qu’elle crée le cadre qui nous permette de lutter contre notre crise. Si nous y parvenons, nous pouvons être optimistes et confiants d’avoir changé de cap ».