Quatre nouvelles portes d’embarquement à Charleroi

En présence de Miss Belgique, Justine De Joncheere, les responsables de l'aéroport de Charleroi et le ministre wallon en charge de la Politique aéroportuaire, André Antoine ont inauguré lundi matin les quatre nouvelles portes d'embarquement construites sur le site de Gosselies.

Ces nouvelles réalisations portent à 16 le nombre de portes d'embarquement accessibles aux voyageurs depuis le terminal carolo. Seize avions pourront ainsi être traités simultanément.

La construction de ces 4 nouvelles portes a coûté quelque 4 millions d'euros. Elle a été rendue nécessaire par le développement rapide de l'aéroport. Le nouveau terminal ne date que de trois ans. Il n'offrait pourtant déjà plus suffisamment d'espace aux heures de forte fréquentation.

Charleroi dépend de Ryanair

L’aéroport de Charleroi a été inauguré il y a 20 ans et s’est développé pour devenir le principal concurrent de l’aéroport de Zaventem.

"L’aéroport de Charleroi a atteint le nombre de 5 millions de passagers l’an dernier et l‘ouverture d’un nouveau terminal devrait permettre de doubler ce chiffre. Charleroi devient donc un concurrent sérieux pour Zaventem (Brabant flamand)", a déclaré ce lundi à Radio 1, Eddy Van de Voorde, spécialiste d’aéronautique à l’Université d’Anvers.

"A Zaventem, on en est environ à 17 à 18 millions de passagers, c’est donc encore une grande différence mais la concurrence augmente et on en est bien conscient à Zaventem" a-t-il ajouté.

"L’aéroport de Charleroi est presqu’entièrement dépendant de la compagnie à bas coûts Ryanair. En 2008, les gains de Charleroi dépendaient à 86% de Ryanair, à présent ce n’est plus que 80%.
Cet été, 13 nouvelles destinations sont proposées par la compagnie irlandaise. Nous pensons toutefois que la croissance de Ryanair ne peut se poursuivre indéfiniment car la stratégie de cette compagnie est de toujours chercher de nouvelles destinations situées à proximité de grands aéroports afin de leur faire concurrence. En Europe, les nouvelles destinations sont presque toutes épuisées. A présent Ryanair vole aussi vers des destinations plus lointaines comme les Canaries mais cela signifie aussi qu’ils devront modifier leur stratégie car leur croissance est presque terminée" a encore estimé Eddy Van de Voorde..