Extinction des feux sur la moitié des autoroutes

Dès le 15 juillet, l’éclairage des autoroutes de Flandre sera drastiquement réduit, pour réaliser des économies et protéger l’environnement. Quand nécessaire pour la sécurité, l’éclairage pourra cependant être exceptionnellement maintenu. La ministre régionale de la Mobilité, Hilde Crevits (CD&V), a expliqué la nouvelle mesure au Parlement flamand, ce jeudi.

Sur un total de 1.728 kilomètres d’autoroutes flamandes, l’éclairage sera drastiquement réduit sur 900 kilomètres à partir du 15 juillet prochain. Mais « la lumière sera éteinte quand c’est possible, et elle sera maintenue où c’est nécessaire pour la sécurité routière », précisait ce jeudi au Parlement flamand la ministre régionale de la Mobilité, Hilde Crevits (photo).

endroits dangereux qui comportent de nombreux tournants, des voies qui alternent, ou des tronçons de moins de 3 kilomètres avec plusieurs voies non interrompues. Les périphériques autour de Bruxelles et d’Anvers resteront également éclairés en permanence.

Sur les autres autoroutes où l’éclairage ne sera pas supprimé complètement pendant les heures creuses - c’est-à-dire entre minuit et 6 heures du matin -, un système dynamique d’éclairage sera introduit. Lors de circulation routière intense (sur les voies de trafic dense), lors de conditions météo extrêmes, à la suite d’accidents ou pendant des travaux, les lumières seront rallumées.

La nouvelle mesure introduite à l’instigation de la ministre flamande de la Mobilité doit servir à protéger l’environnement, mais aussi à économiser de l’argent. Le montant exact des économies qui pourront être réalisées est difficile à évaluer, notamment en raison de l’éclairage dynamique. Dans le passé, Hilde Crevits avait avancé un chiffre avoisinant les 2 millions d’euros. « Mais ce sera en tous cas moins que cela », précisait-elle ce jeudi.

Reste à savoir si les routes non-éclairées ne deviendront pas dangereuses. Les experts affirment en effet que la concentration d’automobilistes diminue lorsque l’éclairage est confortable. La ministre Crevits a également réalisé une comparaison avec nos pays voisins. « Là on se débrouille avec nettement moins d’éclairage. Mais en Belgique, nous aurons effectivement besoin de lumière sur près de la moitié du réseau autoroutier, que ce soit un éclairage permanent ou dynamique ».

Hilde Crevits a suggéré d’accompagner l’extinction des feux la nuit de marquages au sol plus réfléchissants. Sur les routes, des réflecteurs seront placés tous les 50 mètres. Et lorsque la technologie sera mieux au point, la ministre de la Mobilité propose d’éteindre et de rallumer progressivement l’éclairage. « C’est bien meilleur pour les automobilistes qu’une extinction brutale des lumières ».