Di Rupo va-t-il convaincre ?

C’est ce lundi que le formateur Elio Di Rupo, présentera sa "note de base pour la formation d'un gouvernement et la 6ème réforme de l'Etat". Elio Di Rupo se rendra à 12h30 au Palais pour remettre le rapport de sa mission de formation au Roi.

Le formateur adressera aussi ce document, d'une centaine de pages et contenant à la fois des propositions socio-économiques et communautaires, aux présidents des neuf partis concernés par les pourparlers sur la formation d'un nouveau gouvernement fédéral.

Il le présentera ensuite  à la presse lors d'une conférence qui se tiendra à 17h00 dans la salle internationale de la Chambre.

Reynders espère des orientations fortes

Le ministre des Finances, Didier Reynders (MR), a exprimé lundi matin son espoir de "retrouver un certain nombre d'orientations fortes" dans la note que le formateur, Elio Di Rupo, doit présenter dans la journée en vue de la reprise des négociations visant à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral.

Invité de l'émission Matin Première de la RTBF-radio, il s'est ainsi déclaré favorable à une réforme du système de chômage qui comprenne une "dégressivité" des allocations au fil du temps, qui, a-t-il rappelé, est une demande des libéraux des deux côtés de la frontière linguistique.
Didier Reynders a également plaidé pour une réforme des retraites pour faire face au vieillissement de la population, et notamment des prépensions. "Il faut se rapprocher de l'âge légal" de la retraite, a-t-il souligné.
Interrogé sur les pistes possibles en vue de revenir à l'équilibre budgétaire, il a réclamé que l'on commence par une maîtrise des dépenses, sans exclure des recettes nouvelles, mais de préférence sans nouvelles taxes.
Le ministre des Finances a aussi insisté sur la nécessité de lutter contre la fraude sociale qui "reste un problème majeur", après les résultats obtenus en matière de lutte contre la fraude fiscale.

L'ex-président du MR a rappelé qu'en matière communautaire, son parti défend le respect des droits des francophones de la périphérie bruxelloise. Pour former un gouvernement, "il faudra qu'en Flandre on abandonne des tabous", a-t-il dit.
Quant à la méthode, il s'est dit favorable au choix rapide des partenaires impliqués dans les négociations gouvernementales. "Il faut d'abord construire la table (de négociations), établir le menu", a-t-il souligné.