"Di Rupo a fait un pas en avant"

"Chaque parti va devoir mettre de côté ses tabous à l'instar de ce qu'a entrepris le PS", a réagi lundi sur la VRT-Radio Johan Vande Lanotte (SP.A) qui avait été chargé d'une mission de conciliation pendant la crise.

Le sénateur est d'avis que le formateur Elio Di Rupo a "clairement fait un pas en avant". Pour autant, juge-t-il, cela ne veut pas encore dire que la formation du gouvernement est imminente.

Johan Vande Lanotte dit avoir reconnu dans la note de M. Di Rupo un certain nombre d'éléments qu'il avait lui-même intégrés au rapport mettant fin à sa mission de conciliation. Des éléments mis en avant par d'autres chargés de mission, Bart De Wever et Wouter Beke, se retrouvent également dans la note du formateur, relève Johan Vande Lanotte.
Cette note est le premier document qui fait la synthèse des différents points de vue, fait observer le socialiste flamand. "Il s'agit de la conclusion d'un processus d'une année".
A ce stade, Johan Vande Lanotte ne souhaite pas s'exprimer sur le contenu de la note du formateur.

L'ex-président du SP.A attend de voir comment vont s'exprimer les chefs de file des autres partis politiques. "Tout le monde peut évidemment facilement trouver dix points avec lesquels il est en profond désaccord. Mais la question est de savoir si on on veut à présent clairement aller de l'avant", a dit Johan Vande Lanotte.
Selon lui, il est possible d'entamer rapidement des négociations, ce qui ne veut pas dire pour autant que le nouveau gouvernement sera formé en quelques jours. Il faudra certainement attendre au moins deux mois, a pronostiqué le sénateur SP.A.

Inacceptable pour le Vlaams Belang

Seul le Vlaams Belang a réagi lundi soir à la note du formateur Elio Di Rupo, la considérant comme inacceptable.

Les autres partis étudieront le document avant de réagir, ont-ils expliqué.
"Nous allons d'abord étudier le contenu, ensuite en discuter et, éventuellement, nous communiquerons", a-t-on ainsi indiqué à la N-VA.

Du côté francophone, le bourgmestre MR de Wezembeek-Oppem, commune à facilités située dans le Brabant flamand, dans la périphérie de Bruxelles, est d'avis que la note du formateur Elio Di Rupo "est nulle, totalement insuffisante". Elio Di Rupo propose notamment de scinder l'arrondissement de BHV tout en consolidant les droits des francophones dans les six communes à facilités de la périphérie.
L'ensemble des litiges linguistiques dénoncés dans les communes à statut spécial, y compris ceux de nature administrative, seraient désormais du ressort de la Cour constitutionnelle. C'est le seul point positif dans la proposition que retient François van Hoobrouck d'Aspre. "Le fait que le Conseil d'Etat ne soit plus compétent pour les litiges de type linguistique, c'est une bonne nouvelle", admet le bourgmestre non nommé.
Mais pour le reste, "cette proposition est nulle, totalement insuffisante", indique-t-il dans Le Soir.