"Drôle de 11 juillet. Pas de raison de fêter"

Presque tous les quotidiens belges titrent sur la fête de la Communauté flamande, ainsi que sur l’attitude adoptée par les nationalistes flamands de la N-VA et les démocrates-chrétiens flamands du CD&V face à la note du formateur Elio Di Rupo (PS). Certains éditorialistes y voient peu de raisons de se réjouir.

Het Laatste Nieuws et De Morgen se montrent particulièrement critiques pour Bart De Wever, le président de la N-VA, qui selon les quotidiens polarise mais sans proposer de solutions alternatives aux propositions d’Elio Di Rupo qu’il rejette si vigoureusement. Les deux journaux critiquent aussi le CD&V qui se comporte comme la roue de secours de la N-VA. Les éditorialistes constatent cependant aussi une faiblesse chez les opposants de Bart De Wever.

De Standaard qualifie de dernier espoir l’appel lancé par le ministre-président Kris Peeters (CD&V) au formateur Di Rupo pour qu’il à réécrive sa note. Si une telle révision des propositions avait lieu, le camp des « oui, mais » au sein du CD&V pourra définitivement tirer la couverture à lui, estime le quotidien.

Het Belang van Limburg spécule sur l’organisation de nouvelles élections et se demande si les apparitions d’Elio Di Rupo à la télévision doivent être comprises comme le début de sa campagne électorale. Gazet van Antwerpen trouve que nous vivons un drôle de 11 juillet, qui ne présente pas beaucoup de raisons pour fêter.

Du côté des quotidiens francophones, La Dernière Heure trouve que Bart De Wever mine tout. Le Soir et La Libre Belgique espèrent encore que les partis flamands adopteront une attitude constructive.