Di Rupo évalue la situation avec 7 partis

Le président du PS a rassemblé ce jeudi les sept partis qui ont accepté la semaine dernière de négocier sur base de sa note en vue de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral et d’une réforme d’Etat. Elio Di Rupo souligne qu’il s’agit d’une évaluation de la situation, et pas de négociations à proprement parler. La N-VA et le CD&V ne sont donc pas présents, mais les 7 partis invitent le CD&V à les rejoindre à la table pour éclaircir sa position. Le formateur démissionnaire ne devrait finalement pas se rendre ce jeudi chez le Roi.

Les nationalistes flamands présidés par Bart De Wever ont déclaré vendredi dernier qu’ils ne considéraient pas la note du formateur Elio Di Rupo comme une base satisfaisante pour entreprendre des négociations en vue d’une réforme de l’Etat et de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, quelque 13 mois après les élections législatives du 13 juin 2010.

Quant aux chrétiens-démocrates flamands, ils ont déclaré ne pas vouloir négocier sans la N-VA. Le CD&V n’exclut cependant pas totalement de rejoindre les négociations, mais demande que le formateur reprenne les propositions sur la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde que Wouter Beke (photo), le président du CD&V, avait mises sur papier au moment où il avait été négociateur royal. Les partis francophones souhaitent néanmoins que la note d’Elio Di Rupo reste la base des négociations.

Le président du PS a donc rassemblé ce jeudi matin, dès 9h00, les sept partis politiques qui ont accepté d’entamer des négociations sur base de sa note, à savoir le PS, le MR, le CDH, Ecolo, Groen !, SP.A et Open VLD. C’est la première fois qu’autant de partis sont assis à une même table depuis le 1er octobre 2010, même si la N-VA et le CD&V ne sont pas invités.

Dans un communiqué matinal, Elio Di Rupo a précisé qu’il ne s’agissait pas du début des négociations, mais d’une réunion d’évaluation de la situation. Il souhaite apparemment étudier quelles seraient les possibilités de poursuivre des négociations sans la N-VA. Dans ce cas de figure, la position du CD&V est d’une importance cruciale et elle devait être discutée par les présidents des 7 partis attablés.

« Il faut une majorité des deux tiers. Cela a donc peu de sens de négocier sans le CD&V », expliquait le président des libéraux flamands, Alexander De Croo avant le début de la réunion. « Je note qu’il y a une dynamique présente pour échanger les points de vue. Espérons que cela soit un marchepied pour entamer des négociations ».

Vers midi, le président du MR, Charles Michel, a quitté la réunion plus tôt que les autres présidents de partis, en raison d'un rendez-vous urgent. Ses collègues se seraient ensuite occupés de la relecture de textes, ce qui pourrait indiquer qu'ils ont progressé.

Les 7 présidents de partis se quittaient vers 13h30, annonçant qu'ils invitent le CD&V à les rejoindre à la table de réunion pour éclaircir sa position. Les 7 partis affirment vouloir négocier, mais estiment qu'il est nécessaire que les démocrates-chrétiens flamands participent aussi aux négociations.

Le Roi Albert II (photo) tient depuis vendredi dernier sa décision en suspens, après que le formateur Di Rupo lui ait demandé d’être déchargé de sa mission. Le souverain avait aussi appelé vendredi dernier tous les responsables politiques du pays à réfléchir aux implications de la situation politique actuelle. Il n’a pas encore entamé de consultations avec les présidents des partis.

Il est maintenant peu probable qu'Elio Di Rupo soit encore reçu ce jeudi en audience chez le Roi. L'entrevue sera reportée.