Le CD&V prêt à exposer sa position aux 7

Le formateur démissionnaire Elio Di Rupo (photo, à gauche) a demandé au président du CD&V d’expliciter la position de son parti aux 7 partis politiques qui ont dit « oui » ou « oui, mais » à sa note. Wouter Beke (photo, à droite) a répondu positivement à la demande des 7 partis prêts à négocier, qui s’étaient rassemblés pendant plusieurs heures ce jeudi pour évaluer la situation. Un rendez-vous concret devait encore être pris.

Le président des socialistes francophones, Elio Di Rupo, qui a demandé vendredi dernier au Roi Albert II d’être déchargé de sa mission de formateur - après que la N-VA ait refusé d’entamer sur base de ses propositions des négociations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement -, s’est réuni ce jeudi de 9h à 13h30 avec ses collègues du SP.A, du PS, d’Open VLD, du MR, de Groen !, d’Ecolo et du CDH.

Ces 7 partis ont en effet dit « oui » ou « oui, mais » aux propositions d’Elio Di Rupo, rédigées dans une note, en vue d’entamer des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral et une réforme d’Etat. La N-VA, qui avait rejeté la note, et le CD&V qui avait posé de fermes conditions à sa participation aux négociations, n’étaient pas invités ce jeudi à la réunion qui visait à évaluer la situation.

Les sept partis semblent se diriger résolument vers l’option de négocier une coalition sans la N-VA, les tensions entre son président Bart De Wever et Elio Di Rupo étant devenues apparemment insurmontables. Au terme de leur longue réunion, les 7 partis se sont mis d’accord pour que la note Di Rupo serve de base aux négociations de formation d’un gouvernement et la réalisation d’une réforme d’Etat.

Ces partis réalisent cependant qu’une formation sera très difficile sans une majorité de deux tiers des partis flamands et ont donc souhaité inviter le CD&V à leur table, afin que les démocrates-chrétiens flamands explicitent clairement leur point de vue et les conditions qu’ils mettent à leur participation aux négociations. Le CD&V avait en effet notamment demandé au formateur de revoir sa note sur certains points et de retirer une série de propositions concernant Bruxelles.

A la question d’Elio Di Rupo, le président du CD&V Wouter Beke a déclaré ce jeudi qu’il était « évidemment » prêt à exposer sa position au formateur et aux 7 partis. Un rendez-vous concret devait encore être pris. Ce pourrait être le cas ce soir ou vendredi.