Tests de résistance: les banques belges s’en sortent bien

Huit banques européennes, sur les 91 examinées, ont raté les tests de résistance organisés par l'Autorité bancaire européenne (EBA) pour s'assurer de leur robustesse face à un nouveau choc économique.

Les résultats des stress tests bancaires de KBC Bank et Dexia montrent que les deux banques disposent d'une capitalisation suffisante car elles bénéficient de ratios Core Tier 1 nettement supérieurs au taux de référence de 5 pc du scénario de stress, estime vendredi le ministre des Finances, Didier Reynders, dans un communiqué.

Didier Reynders s'est par ailleurs réjoui de la transparence accrue liée à la publication des résultats de ces tests et à la divulgation des risques souverains des groupes bancaires participants.

"La détermination à prendre des mesures importantes pour répondre à la façon dont les investisseurs perçoivent la faiblesse prolongée du secteur bancaire européen constitue une partie importante de la réponse globale à la crise", a encore déclaré Didier Reynders. 

Cinq banques espagnoles et deux grecques recalées

Un an après de précédents "stress tests" raillés pour ne pas avoir détecté le naufrage imminent des banques irlandaises, l'Union européenne sait que sa crédibilité est en jeu et l'EBA a assuré que l'examen avait été cette fois-ci beaucoup plus "sévère".

Les banques testées, dans 21 pays, représentent 65% des actifs bancaires européens. L'objectif était de savoir si elles sont a priori capables de traverser une récession de deux ans.

Les milieux financiers tablaient sur 10 à 15 échecs, notamment du côté des banques espagnoles, allemandes et grecques.

Le pays le plus représenté dans la liste passée au crible était de loin l'Espagne avec 25 établissements, devant l'Allemagne (13) et la Grèce (6).

Finalement huit banques européennes ont échoué aux tests de résistance imposés à 91 banques du continent pour éprouver leur solidité en cas de choc économique, a annoncé vendredi à Londres l'autorité chargée de ces tests, dont les résultats ont été publiés en pleine crise de la zone euro.

Une neuvième banque, l'établissement régional allemand Helaba, a refusé pour sa part que ses résultats soient pris en compte après avoir contesté in extremis la méthodologie de l'exercice.

Au total, cinq banques espagnoles, deux banques grecques et une banque autrichienne ont échoué. Elles ont besoin à elles seules d'au moins 2,5 milliards d'euros pour renforcer leur capital, a estimé l'Autorité bancaire européenne (EBA), dont le siège est à Londres.

En outre, 16 banques n'ont réussi l'examen que de justesse, avec un ratio de fonds propres "durs" --le capital le plus sûr et facilement disponible-- compris entre 5% et 6%. Le seuil était fixé par l'EBA à 5%, y compris en cas de choc économique sévère, et les banques "tangentes" devraient également annoncer des mesures de redressement.

En 2010, 91 banques européennes, pour la plupart les mêmes que cette année, avaient subi les tests et seulement sept avaient échoué: cinq espagnoles, une allemande et une grecque.