400 jours sans gouvernement

Quatre cents jours après les élections, le formateur démissionnaire Elio Di Rupo qui fête ses 60 ans, poursuivra ses contacts informels ce lundi et ne devrait donc pas encore se rendre chez le Roi.

Après avoir enregistré le "oui mais" du PS, du MR, du CDH, d'Ecolo, de l'Open Vld, du SP.A et de Groen! pour entamer des négociations sur la base de sa note, le formateur a réuni jeudi passé les présidents de ces partis.

Ensemble, ils ont décidé d'inviter le CD&V à clarifier sa position. Les démocrates-chrétiens ont en effet donné des messages allant en sens divers après le non de la N-VA à laquelle ils liaient leur sort jusqu'à présent.

Le CD&V a répondu favorablement à l'invitation et Wouter Beke a rencontré le formateur et les sept présidents vendredi.

Wouter Beke y a répété les exigences de son parti à savoir repartir des 9 propositions de loi sur BHV et Bruxelles qu'il a lui-même préparées quand il était négociateur royal et retirer certaines compensations prévues dans la note Di Rupo: la circonscription fédérale, l'obligation de ratification de la convention-cadre sur les minorités, les listes bilingues à Bruxelles et l'assouplissement de la législation linguistique à Bruxelles-capitale. En sus, il veut aussi la garantie qu'il y aura une majorité des deux tiers pour soutenir une grande réforme de l'Etat.

"Seule la note Di Rupo peut servir de base"

Interrogé lundi matin sur Bel-RTL, le président du MR Charles Michel a insisté sur le fait que le formateur a "les clés en main" et est "maître du calendrier". Il a aussi souligné que, pour son parti, seul la note de Di Rupo pouvait servir de base à la négociation. "Nous n'avons pas été associés aux discussions qui ont mené à la rédaction des autres notes qu'il s'agisse de celle de Wouter Beke ou encore celle de Johan Vande Lanotte ou d'Elio Di Rupo quand il était préformateur", a-t-il rappelé.

"La réunion de vendredi a été courtoise. Nous avons écouté le CD&V et chacun a pu s'exprimer dans le respect de chacun", a encore dit Charles Michel.

Pour le président du MR, le fait qu'il y ait eu une réunion à 8 est "un élément positif". Et d'insister sur la fait que les 7 ont dit "oui à la négociation" et que chacun viendra avec ses amendements tant sur le volet institutionnel que socio-économique. Mais pour lui, il n'est pas possible qu'un parti vienne et impose aux autres un point de son programme sans discussion.

En conclusion, Charles Michel s'est dit lucide. "Il ne faut pas sous-estimer les obstacles."

Pas de titre de noblesse

Gouvernement en affaires courantes oblige, le roi Albert II s’abstiendra d’accorder des faveurs nobiliaires à l’approche de la fête nationale du 21 juillet, et ce pour la seconde année consécutive.