La loi anti-burqa entre en vigueur aujourd'hui

La loi anti-burqa entre en application dès aujourd’hui. Les musulmanes ne peuvent donc plus porter de vêtements cachant partiellement ou en grande partie leur visage lorsqu’elles sortent sur l’espace public. Hier, deux femmes ont introduit un recours en annulation contre cette nouvelle loi.

La nouvelle loi, qui entre en application aujourd’hui, interdit le port de tout vêtement cachant "totalement ou principalement" le visage dans l'espace public. Les contrevenants s'exposent à une peine de 7 jours de prison et à 137,50 euros d'amende.

Deux musulmanes qui estiment cette interdiction hors de proportion et qui jugent qu’elle constitue une entrave à leur liberté religieuse, demandent que la Cour constitutionnelle la déclare caduque.

Elles ont donc déposé officiellement ce vendredi un recours en annulation et en suspension de la loi anti-burqa devant la Cour constitutionnelle.

L'une des deux plaignantes a déjà obtenu gain de cause devant le tribunal de police de Bruxelles, où elle contestait une amende infligée pour le même motif par la commune d'Etterbeek. Le règlement de police de la commune d’Etterbeek interdit expressément le port de tout voile qui cacherait le visage. 

La femme a invoqué sa liberté de culte et avait été suivie par le juge, qui avait estimé que la commune ne démontrait pas "qu'une restriction d'une telle ampleur était nécessaire pour assurer la sécurité publique".

Les plaignantes reprennent cet argument pour saisir la Cour constitutionnelle et lui demander d'annuler la loi.

Une journaliste a testé…

Mercredi, une femme portant la burqa a été arrêtée dans les rues d’Anvers. Elle s’est révélée être journaliste. Elle voulait tester les réactions des uns et des autres. Un homme qui l’ a vue alors qu’elle se baladait en ville a appelé la police qui a aussitôt arrêté la journaliste.

A Anvers, l’interdiction de la burqa est inscrite dans le règlement de police. La journaliste s’en est sortie avec une réprimande.